Elif Eralp, candidate à la mairie de Berlin, affirme que la radicalité est essentielle pour trouver des solutions.
Elif Eralp, candidate inédite à la conquête de la mairie de Berlin : « Sans radicalité, aucune solution ne pourra être trouvée »
Quasiment inconnue des Berlinois il y a encore quelques mois, Elif Eralp, née en Turquie de parents syndicalistes ayant reçu l’asile politique au début des années 1980, a grandi dans l’ouest de l’Allemagne et n’est arrivée dans la capitale qu’en 2010. Si elle a réussi à se faire un nom, c’est grâce à une campagne centrée sur la cherté de la vie dans une capitale où les loyers explosent.
Eralp met l’accent sur la crise du logement et l’éducation, déclarant : « Nous devons sortir de cette crise du logement. » Elle propose des mes controversées, telles que la nationalisation de 220 000 logements appartenant à de grands groupes immobiliers, en s’appuyant sur un référendum de 2021 jamais appliqué. Elle plaide également pour le plafonnement des loyers et l’accélération de la construction de logements sociaux.
Concernant l’éducation, elle souhaite donner plus de moyens aux écoles publiques pour favoriser la mixité sociale et revenir sur les coupes budgétaires qui, selon elle, alimentent le vote de l’extrême droite.
À la question de savoir si son parti est radical, Eralp répond : « Sur le logement, nous proposons des solutions radicales car, sans radicalité, aucune solution ne pourra être trouvée. » Elle aborde également les accusations d’antisémitisme contre certains membres de son parti, affirmant soutenir à la fois « le droit des Juifs et des Palestiniens. »
À deux jours d’un scrutin possiblement historique, cette candidate, au large sourire et au contact facile, espère que son message trouvera écho, s’inspirant de la victoire de Zohran Mamdani, premier musulman élu maire de New York, qu’elle considère comme un exemple.
Source : La Libre
