Électricité : Enedis et RTE multiplient les infrastructures sans attendre l'électrification

Électrification : Une Illusion de Progrès au Coût de l’Incohérence

Les gestionnaires d’électricité s’auto-congratulent sur des investissements colossaux, tandis que la consommation stagne. Un paradoxe qui soulève des questions dérangeantes.

Dans un contexte où la guerre au Moyen-Orient fait exploser les prix du pétrole, les entreprises publiques Enedis et RTE se targuent d’inaugurer un nouveau poste-source en Gironde. La présidente d’Enedis, Marianne Laigneau, évoque une « nécessité de se détourner des énergies fossiles ». Mais à quel prix ?

Ce qui se passe réellement

Le poste-source inauguré représente cinq ans de conception et deux ans de travaux pour un investissement de 11 millions d’euros. Ce projet, censé électrifier les nouvelles industries d’une zone périurbaine, est présenté comme vital pour l’économie française. Pourtant, la consommation électrique plafonne, atteignant des niveaux de 2003. En d’autres termes, on investit massivement dans des infrastructures pour… une demande stagnante.

Pourquoi ça dérange

Les discours triomphalistes sur l’électrification cachent une réalité plus sombre. Alors que les gestionnaires d’électricité annoncent des ambitions grandioses — passer de cinq à vingt postes-source par an d’ici 2028 —, la croissance de la consommation électrique semble timide. En 2025, on pourrait bien revenir à des niveaux d’il y a vingt ans. Une situation qui ne fait que renforcer l’absurdité d’un système qui investit sans réelle vision de la demande.

Ce que ça révèle

Cette incohérence met en lumière une stratégie politique et économique profondément défaillante. Les 200 milliards d’euros mobilisés par RTE et Enedis pour les quinze prochaines années semblent davantage être une réponse à des impératifs bureaucratiques qu’à une réelle nécessité énergétique. On se demande alors si ces entreprises ne sont pas en train de construire un château de cartes sur des fondations fragiles.

Lecture satirique

En visitant Pompignac, on pourrait presque s’attendre à ce que Marianne Laigneau et Vincent Jechoux, le directeur régional de l’environnement, se prennent pour des héros de l’électrification. « Électrifier, c’est l’assurance-vie de l’économie française » clame Jechoux, comme si l’électricité était la panacée à tous nos maux économiques. La réalité est que, sans une consommation en hausse, ces investissements risquent de se transformer en gouffre financier, à l’image des promesses non tenues des politiciens.

À quoi s’attendre

Les gestionnaires d’électricité se retrouvent dans une danse macabre, entre critiques pour lenteur et accusations de précipitation. Alors que les besoins de recrutement sont évalués à 43 000 personnes d’ici 2030, on peut se demander si cette transition énergétique n’est pas vouée à l’échec. Les projets s’accumulent, mais à quel prix ? Anticiper les coûts pourrait bien devenir un luxe que le secteur ne peut se permettre. Pour ceux qui souhaitent éviter les frais inutiles, comparer les offres d’énergie pourrait être une option à envisager.

Sources

Source officielle


Cet article a pour objectif de susciter une réflexion critique sur l’absurdité d’un système qui semble avancer à contre-courant des réalités économiques. Les mots « réserver », « comparer », « anticiper les coûts » et « éviter les frais » ne sont pas seulement des termes techniques ; ils sont des appels à la vigilance face à des promesses qui, si elles ne sont pas accompagnées de résultats tangibles, pourraient bien se transformer en mirages.

Électricité : Enedis et RTE multiplient les infrastructures sans attendre l'électrification
Source : www.latribune.fr
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