Une préoccupation majeure pour l’environnement mondial découle des récentes alertes émises par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). En effet, les niveaux de gaz à effet de serre ont atteint des valeurs sans précédent en 2025, et l’OMM craint que l’intensification prochaine du phénomène climatique El Niño ne fasse encore grimper ces concentrations d’ici fin 2026.

Ce qui s’est passé

El Niño, un phénomène climatique naturel se traduisant par un réchauffement des eaux de superficie dans l’océan Pacifique équatorial, est officiellement de retour depuis l’été 2026. Selon les prévisions de la NASA, cet épisode pourrait être d’une intensité historique, se maintenant jusqu’en février 2027. Des études récentes indiquent même qu’il pourrait être plus puissant qu’à n’importe quel moment des 1 000 dernières années.
Ce que l’on sait
Le 27 octobre 2026, l’OMM a réitéré les inquiétudes quant aux répercussions potentielles d’El Niño sur l’environnement. Un communiqué a souligné que « les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint de nouveaux records, scellant ainsi une hausse des températures à long terme ». Le phénomène pourrait entraîner une nouvelle flambée des niveaux de CO2 dans l’atmosphère.
Les concentrations mondiales de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde nitreux (N2O) ont établi de nouveaux records en 2025. Les données indiquent que le CO2 a atteint 426,8 ppm, marquant une augmentation de 53 % par rapport aux niveaux de 1750. Ces chiffres alarmants viennent compléter un tableau déjà préoccupant, qui se renforce avec l’urgence de la conférence COP31 qui se tiendra à Antalya du 9 au 20 novembre.
Les éléments à retenir
El Niño pourrait entraîner des conditions climatiques plus sèches, ce qui perturberait les capacités des puits de carbone, tels que les forêts et les océans, à absorber le CO2. Ces écosystèmes sont responsables de l’absorption d’environ la moitié des émissions de CO2 chaque année. Oksana Tarasova, responsable scientifique à l’OMM, a averti que « nous pouvons nous attendre à une nouvelle hausse des concentrations en 2026, en raison de l’utilisation de combustibles fossiles et de l’impact d’un épisode El Niño intense ».
De plus, l’OMM a intensifié ses avertissements concernant El Niño ces dernières semaines. Le 21 octobre, Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, a indiqué que l’intensité imminente de l’épisode pourrait être si extrême qu’elle dépasserait les graphiques de contrôle traditionnellement utilisés. Elle a appelé à des mesures préventives pour protéger les populations vulnérables face aux conséquences potentielles, telles que la sécheresse et les inondations.
La suite
En France, bien que le phénomène El Niño ne devrait pas avoir d’impact direct sur la météo, ses effets indirects pourraient entraîner un risque accru de vagues de chaleur. Le lien entre le changement climatique et l’intensité d’El Niño demeure un sujet de débat, mais il est clair qu’El Niño peut amplifiger les conséquences du réchauffement climatique. L’OMM exhorte à la préparation face à cet épisode d’une ampleur inédite.
Source : Environnement : les articles et enquêtes de la rédaction de Numerama (www.numerama.com)
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Auteur : Nelly Lesage







