El Niño 2026 pourrait surpasser l’intensité de l’événement de 2015 selon les climatologues.
El Niño 2026 : Vers un épisode plus puissant que celui de 2015 ?
Près de 3°C de plus que la normale dans la zone de référence
À la mi-septembre, les mes quotidiennes dans la zone du Pacifique dédiée à l’observation d’El Niño montrent des anomalies de température approchant +3°C par rapport à la normale, particulièrement dans la zone cartographiée « 3.4 ». Les relevés hebdomadaires de la NOAA indiquent déjà une anomalie de +2,9°C début septembre. Ce phénomène s’approche du pic atteint lors de l’intense épisode d’El Niño de 2015-2016, considéré comme l’un des plus puissants jamais observés. La NOAA évalue actuellement à plus de 90 % la probabilité que l’épisode en cours devienne « très fort » durant l’automne et l’hiver 2026-2027.
Certaines zones présentent même des anomalies locales allant de +4 à +5 °C, et parfois davantage. Cela s’explique par le fait que l’indice El Niño de +3 °C représente une moyenne sur une vaste région, ce qui atténue ces pics. Ainsi, certaines zones peuvent ponctuellement afficher des anomalies allant jusqu’à +8 °C. L’indice El Niño est calculé à partir de la moyenne de toutes les anomalies sur une large zone de référence, souvent sur plusieurs jours ou semaines, ce qui lisse les fluctuations locales.

Pourquoi le réchauffement climatique change la comparaison
Une distinction importante avec les épisodes précédents réside dans le fait que les océans tropicaux sont aujourd’hui globalement plus chauds. Les climatologues utilisent désormais un indice qui corrige une partie de ce réchauffement général afin de mieux isoler le signal spécifique à El Niño. Avec cette méthode, l’épisode de 2026 reste exceptionnel, mais son avance sur les événements majeurs de 1982-1983, 1997-1998 ou 2015-2016 apparaît moins saisissante. Cela peut expliquer des chiffres qui varient selon les sources de communication.

Un record probable, mais pas encore acquis
Il est encore prématuré de qualifier El Niño 2026 de plus puissant jamais observé. Un tel classement ne peut se baser sur quelques journées de températures élevées, mais doit être fondé sur des moyennes établies sur plusieurs mois et sur les réactions atmosphériques au réchauffement du Pacifique, telles que les inondations ou les sécheresses. La poursuite du phénomène durant l’automne permettra de déterminer si l’épisode 2026-2027 rejoint véritablement, voire dépasse, les El Niño historiques, notamment celui de 2015.

Source : NOAA
