Eaux usées : la ville pionnière montre que recycler est plus vertueux que le discours du RN.
Le fait principal
L’agglomération de Sète, dans l’Hérault, prend les devants en matière de gestion de l’eau en investissant dans la réutilisation des eaux usées. Un projet ambitieux qui permettra de recycler plus de 450 000 m³ d’eau par an pour des usages industriels et urbains, un besoin urgent après un été caniculaire.
Ce qui s’est passé
La station d’épuration des « Eaux blanches » à Sète a récemment subi des travaux majeurs, avec l’installation de deux nouveaux tuyaux, achevés en juillet 2026. L’Agglopôle de Sète a décidé de réutiliser une partie des six millions de m³ d’eaux usées qui, chaque année, finissent dans la Méditerranée. Désormais, plus de 400 000 m³ seront dédiés à des usages industriels, notamment pour l’usine Saipol, tandis que 20 000 m³ seront réservés au lavage des voiries et à l’arrosage des chantiers.
Le contexte
Face aux défis du dérèglement climatique, la gestion de l’eau devient cruciale. Loïc Linares, président de l’agglomération, souligne l’importance de cette initiative, qui marque un tournant dans la politique locale en matière de ressources hydriques. Utiliser des eaux usées pour des tâches auparavant réservées à l’eau potable est une avancée significative, surtout après un été particulièrement sec.
Les chiffres à retenir
- 450 000 m³ d’eau recyclée pour des usages industriels et urbains.
- 6 millions de m³ d’eaux usées rejetées chaque année dans la Méditerranée.
- 20 000 m³ d’eau supplémentaires pour des usages urbains nécessitant un traitement complémentaire.
- Coût des travaux : près de 2 millions d’euros.
Ce que cela révèle
Cette initiative met en lumière une volonté politique de s’adapter aux enjeux environnementaux actuels. Cependant, elle soulève des questions sur l’absence de mes similaires à l’échelle nationale. Alors que Sète prend les devants, d’autres régions restent à la traîne. Le RN, qui prône un retour à une gestion « traditionnelle » des ressources, devrait peut-être revoir ses priorités face à une réalité climatique qui ne fait que se détériorer.
Ce qu’il faut retenir
En somme, Sète fait un pas significatif vers une gestion durable de l’eau, un modèle à suivre pour d’autres collectivités. Loin des discours creux, cette action concrète souligne l’urgence d’une transition écologique réelle. Espérons que d’autres suivront cet exemple avant qu’il ne soit trop tard.
Article écrit avec des éléments de Coralie Pierre et Valérie Banabera.
