Une exécution maintenue, sans diffusion en direct
Nidal Hasan, 56 ans, a été condamné pour la tuerie de 2009 sur la base de Fort Hood, au Texas, qui avait fait 13 morts. Son exécution par peloton d’exécution reste prévue sur cette même base, le 3 décembre. Donald Trump a précisé que les proches des victimes pourraient y assister en personne s’ils le souhaitent.
Une semaine auparavant, Pete Hegseth avait annoncé que le public pourrait voir l’exécution. L’idée avait été présentée comme un moyen de montrer comment les États-Unis traitent les personnes condamnées pour terrorisme. Trump avait d’abord soutenu cette possibilité, avant d’annoncer qu’il n’y aurait pas de retransmission.
Des réserves jusque dans le camp républicain
Le projet avait suscité des critiques au-delà des opposants politiques à l’administration. Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, avait notamment mis en garde contre le risque qu’une vidéo de l’exécution puisse servir au recrutement de futurs terroristes. Le vice-président J.D. Vance avait également pris ses distances avec l’annonce de Hegseth.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme avait qualifié une telle diffusion de forme de « torture », en la rapprochant des exécutions publiques en Afghanistan et en Iran. L’Union européenne s’était, elle, dite prête à agir contre les plateformes numériques qui retransmettraient la scène. En Australie, le Premier ministre Anthony Albanese avait dénoncé le projet comme « totalement abject ».
Trump a justifié son changement de position en évoquant les personnes qui ne souhaitent pas voir la mort du condamné, même par l’intermédiaire d’une vidéo. Il a toutefois maintenu que les proches des victimes devaient pouvoir assister à l’exécution s’ils le désiraient.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Maxime Birken




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