« Ça me fait ressentir les choses de façon viscérale » : avec l’« effet fille », des pères plus sensibles aux inégalités de genre

L’effet fille : des pères plus sensibles aux inégalités de genre

L’effet fille, ou « mighty girl effect », est un phénomène sociologique qui met en lumière l’impact des filles sur les attitudes et les comportements de leurs pères. Cette notion, théorisée au début des années 2000, souligne comment la présence de filles dans une famille peut rendre les pères plus ouverts et progressistes sur les questions d’égalité des genres.

Des études menées dans les pays anglo-saxons montrent que les pères d’au moins une fille sont souvent plus enclins à soutenir des politiques favorables aux droits des femmes. Par exemple, une recherche de l’université Columbia en 2006 a révélé que les membres du Congrès américains ayant des filles votent plus fréquemment pour des mesures en faveur de l’égalité. De plus, une étude de la London School of Economics en 2018 a quantifié cet effet, indiquant que les pères d’adolescentes âgées de 11 à 16 ans sont plus susceptibles de s’opposer à des stéréotypes traditionnels tels que « papa au travail, maman à la maison », par rapport à ceux ayant des fils.

Cependant, cet effet est particulièrement marqué chez des pères déjà porteurs de valeurs d’égalité. Ainsi, la sensibilisation à ces enjeux semble renforcer les convictions des pères, les incitant à réfléchir davantage aux inégalités de genre et à promouvoir des modèles plus égalitaires au sein de leur famille.

Cette dynamique met en exergue l’importance des relations familiales dans la construction des valeurs sociétales. Les pères, en se rendant compte des défis auxquels leurs filles font face, sont souvent poussés à remettre en question leurs propres croyances et à adopter des comportements plus inclusifs.

Source : Le Monde

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire