
Expulsions controversées : le cas de Carlos Rodelo
Carlos Rodelo, un Colombien, a vu son rêve américain se transformer en cauchemar. Arrêté par la police fédérale de l’immigration américaine (ICE), il a été expulsé des États-Unis avec quatorze autres ressortissants sud-américains vers la République démocratique du Congo (RDC). Ce transfert s’inscrit dans le cadre d’un accord signé par l’administration Trump, visant à accueillir des migrants en situation irrégulière dans des pays tiers comme la RDC, le Ghana, le Rwanda, le Cameroun et l’Eswatini.
Rodelo, qui avait été victime d’extorsion en Colombie, bénéficiait d’une protection selon la Convention contre la Torture (CAT) des Nations unies. Cet accord international interdit l’expulsion d’une personne vers un pays où sa vie ou son intégrité physique pourraient être menacées. Les autorités américaines ont cependant contourné cette interdiction en l’expulsant vers un pays jugé plus sûr, bien que la RDC soit en proie à des conflits armés.
Le parcours de Rodelo a été particulièrement éprouvant. Attaché et ligoté, il a passé vingt-quatre heures en vol, avec des escales au Ghana et au Sénégal. « Je pensais qu’ils allaient m’envoyer à Barranquilla [une grande ville du nord de la Colombie], mais ils m’ont dit que non, qu’ils m’emmenaient en RDC », a-t-il déclaré.
Cette situation soulève des questions sur la légalité et l’éthique des expulsions de migrants vers des pays en crise, mettant en lumière des pratiques controversées en matière de droits de l’homme.
Source : Caracol Radio.




