Conférencier

DÉSINFORMATION :
NE VOUS FAITES PLUS MANIPULER

Conférence pour comprendre et décrypter l’information

DEMANDER UN DEVIS
Aux Beaux-Arts de Paris, des étudiants exilés se reconstruisent en renouant avec l’art - Reportage France

À l’École des Beaux-Arts de Paris, des étudiants exilés se reconstruisent grâce à l’art

En France, l’année universitaire touche à sa fin pour plus de 3 millions d’étudiants, parmi lesquels environ 15 % sont étrangers. Certains d’entre eux ont intégré le programme Hérodote, lancé en 2017 à l’École des Beaux-Arts de Paris. Ce dispositif d’un an permet à des étudiants-artistes exilés, originaires de pays comme la Palestine, la Russie, l’Iran ou l’Afghanistan, de suivre des cours de français, de se préparer aux concours des écoles d’art et de renouer avec leur passion artistique.

Dans une salle de l’École des Beaux-Arts de Paris, l’atmosphère est festive alors que les étudiants exposent leurs travaux de fin d’année. Gaspar Aveta, un céramiste argentin de 34 ans ayant fui son pays d’origine, souligne : « En Argentine, la situation politique est complexe, surtout pour les artistes qui peinent à développer leur art. » Exilé en France depuis deux ans, il a rejoint le programme cette année, aux côtés de 13 autres étudiants étrangers. « Présenter mon travail ici est crucial pour moi, car c’est ma vie », affirme-t-il.

Cette exposition représente l’aboutissement d’une année de travail, offrant à ces étudiants exilés l’occasion de retrouver un environnement artistique qu’ils ont dû abandonner. Sophie Marino, responsable du programme Hérodote, explique que l’objectif est d’aider ceux qui étaient en cours d’études d’art ou qui venaient de les terminer à se réinsérer dans le milieu artistique. « Cela leur permet d’apprendre le français, d’étudier l’histoire de l’art et de rencontrer des professeurs ainsi que des artistes de leur âge », précise-t-elle.

Parmi les étudiants, Yara, 23 ans, originaire de Gaza, est peintre et photographe. Elle a étudié les arts plastiques à l’université al-Aqsa pendant quatre ans. « J’ai emporté deux tableaux que j’ai réalisés pendant la guerre. C’était dangereux, mais je tenais à les prendre avec moi », raconte-t-elle. Ses œuvres reflètent la réalité de Gaza, évoquant la destruction et la quête de refuge.

Yara aspire à rejoindre une résidence d’artistes, tandis que Gaspar se prépare aux concours des écoles d’art, espérant une réponse positive avant l’été. Ces étudiants, à travers leur art, témoignent de leur parcours et de leurs espoirs, redonnant vie à leurs aspirations dans un nouveau contexte.

(Source : RFI)

Source
Partager ici :
Conférencier

DÉSINFORMATION :
NE VOUS FAITES PLUS MANIPULER

Conférence pour comprendre et décrypter l’information

DEMANDER UN DEVIS
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire