
Des camping-cars dans les cours d’école : c’est quoi cette nouvelle tendance ?
Depuis début février, le collège Notre-Dame de Lisieux accueille des camping-cars dans sa cour. Les touristes utilisant ce moyen de transport pour voyager peuvent s’y garer pour quelques heures ou pour plusieurs journées et nuitées. Une nouveauté qui répond à un véritable besoin, surtout dans les villes touristiques.
À Lisieux, les touristes affluent pour visiter la Basilique Sainte-Thérèse. Cependant, les camping-caristes se trouvent souvent relégués aux aires de stationnement situées en périphérie, des emplacements peu accueillants. Mickaël, un passionné de voyages en camping-car, partage son expérience : « On mange, on va faire un petit tour et puis on s’en va. On ne restera pas ici. » Valérie, une autre camping-cariste, ajoute : « Quand on vient de visiter une ville, on aime bien pouvoir vite en sortir et trouver un endroit accueillant, au calme. »
Depuis le début de ce mois, le collège Notre-Dame a ouvert sa cour aux camping-cars pendant les week-ends, jours fériés et vacances scolaires. Jean-Paul et Jocelyne Lecordier, un couple de retraités, font la promotion de cette initiative. Ils testent les établissements qui ont signé un contrat avec l’application de stationnement Camping-Car Park, et constatent que l’endroit est idéal pour stationner en ville.
Florian Binet, responsable du développement du « Camping-car à l’école », souligne l’importance pour les camping-caristes de pouvoir stationner près du centre-ville : « Ici, ils peuvent stationner tout le week-end, visiter la basilique et les bâtiments de Sainte-Thérèse. »
Les tarifs sont fixés à 12 euros pour 24 heures, garantissant un lieu calme et sécurisé, bien que l’eau et l’électricité ne soient pas fournies. Les propriétaires de camping-cars doivent donc être autonomes et respecter l’espace. Au départ, des doutes avaient été émis quant à la gestion des animaux de compagnie, mais le responsable de l’entretien du collège, Yoann Prevost, a constaté que les propriétaires respectent les lieux.
Le système fonctionne sur un modèle gagnant-gagnant : 50 % des revenus générés sont reversés à l’école, qui n’a aucun investissement à faire. Selon les estimations, un établissement pourrait ainsi percevoir entre 2 000 et 10 000 euros par an, un soutien financier non négligeable face à la hausse des coûts des transports et des sorties scolaires. Depuis son lancement en Bretagne en 2022, cette initiative commence à se répandre, avec des établissements partenaires en Normandie, notamment à Villedieu-les-Poêles, Cherbourg et Flers.
Source : France Télévisions






