Déraillement à Rouen : quand la sécurité des trains déraille sous le poids des promesses du RN.
Le fait principal
Douze jours après le déraillement d’un train reliant Rouen à Caen, des cheminots ont exercé leur droit de retrait, le 23 septembre 2026, suite à un nouvel incident sur la ligne Caen – Rennes. Alors que la direction de la SNCF as qu’il n’y a aucun risque de déraillement, les perturbations sur les lignes depuis Caen continuent de créer un climat de tension parmi les employés.
Ce qui s’est passé
Le 11 septembre dernier, un train a déraillé à Cléon, en Seine-Maritime, provoquant un véritable émoi parmi les cheminots. Ce mercredi, après un nouvel incident, environ soixante conducteurs et 90 % des contrôleurs ont fait valoir leur droit de retrait. La question qui taraude les employés : Comment seulement dix cheminots sont-ils censés asr la maintenance et la surveillance régulières de 57 km de voies, dont certaines atteignent 37 ans d’âge ?
Une exaspération palpable qui s’exprime à travers des actions collectives.
Le contexte
Depuis plusieurs années, les syndicats de la SNCF réclament des moyens matériels et humains accrus. Les incidents à répétition sur les lignes normandes mettent en lumière une gestion jugée défaillante. La SNCF, tout en démentant les risques, semble ignorer les alertes de ses employés, qui se sentent de plus en plus abandonnés face à des conditions de travail dégradées.
Les chiffres à retenir
- 57 km de voies à surveiller.
- 37 ans : âge de certaines voies.
- 90 % des contrôleurs en droit de retrait.
Ce que cela révèle
Cette situation n’est pas qu’un simple incident ferroviaire ; elle illustre une crise plus large au sein de la SNCF et, par extension, du service public. Les promesses de modernisation et de sécurité semblent bien éloignées de la réalité. Quand on observe le double discours de la direction qui prône la sécurité tout en minimisant les préoccupations des employés, la satire s’impose. Les déclarations rassurantes de la SNCF sont rapidement contredites par des faits tangibles. Au final, les cheminots se battent pour leur sécurité, tandis que la direction semble plus préoccupée par l’image que par la réalité sur le terrain.
Ce qu’il faut retenir
Le déraillement du train et les incidents récents mettent en lumière une crise de confiance au sein de la SNCF. Les cheminots, en exerçant leur droit de retrait, rappellent que la sécurité ne doit pas être une option, mais un impératif. La SNCF doit écouter ses employés avant que la situation ne dégénère davantage.
Source : Ouest-France
