​Les défis de l'agriculture au cœur d'un malaise polynésien

Les Défis de l’Agriculture en Polynésie : Vers une Autonomie Alimentaire Utopique ?

Tahiti, le 23 avril 2026 – La participation au séminaire sur les pesticides, organisé par la présidence, a été décevante. Sur près d’une centaine d’inscrits, seule une poignée d’agriculteurs était présente. Ce constat soulève des questions cruciales sur la concertation entre les professionnels et les pouvoirs publics, ainsi que sur les défis économiques qui entravent l’autonomie alimentaire en Polynésie française.

Un rapport de la Chambre territoriale des comptes (CTC) révèle une situation alarmante : la production locale est en déclin, tandis que les importations agricoles ont explosé, atteignant 63 milliards de francs entre 2020 et 2023. Malgré un soutien financier de 14,1 milliards de francs, les agriculteurs expriment un désarroi face à un manque d’accompagnement et de dialogue. Ken Lin, agriculteur maraîcher, souligne : “La stratégie de subvention n’est sûrement pas la bonne. On souhaite du concret, la situation devient vraiment compliquée.”

La perception des agriculteurs est également en jeu, notamment concernant l’utilisation des pesticides. Teva Cavallo, membre du Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP), défend la qualité des produits locaux face aux critiques. Il souligne que les analyses montrent que les produits locaux sont souvent plus sains que ceux importés. Cependant, il déplore le retrait de certaines molécules sans concertation avec le secteur agricole, ce qui impacte directement la production.

Un autre point soulevé lors du séminaire est la formation des agriculteurs à l’utilisation des produits phytosanitaires. Un programme de formation de 20 heures est proposé, mais son coût reste un obstacle. Les discussions autour d’une formation d’une journée, financée par le Pays, pourraient être une solution, mais la réalité sur le terrain est complexe. Les agriculteurs sont souvent trop occupés pour participer à ces sessions, comme le rappelle un professionnel : “C’est un jour de cueillette.”

Fa’a’apu Api : Un Projet pour Renforcer l’Agriculture Locale ?

La question de la souveraineté alimentaire demeure centrale, alors que la production locale ne couvre que 15 à 20 % des besoins du territoire. Le plan Tavivat vise à promouvoir des cultures vivrières, mais certains agriculteurs expriment des inquiétudes quant à un déséquilibre potentiel dans les besoins des consommateurs. Teva Cavallo souligne : “On nous parle de vivrier, mais le consommateur veut aussi des salades, du chou. Le maraîchage est en danger.”

Pour répondre à ces défis, la stratégie Fa’a’apu Api a été mise en place, visant à améliorer l’accompagnement des agriculteurs, notamment sur l’utilisation raisonnée des pesticides et la formation. Gilles Yau, d’Agritech, espère que des contrôles de sécurité sanitaire des produits agricoles seront renforcés, en accord avec les recommandations de la CTC. Teva Cavallo rappelle que tout est une question de dosage : “Rien n’est poison, tout est poison : C’est le dosage qui est poison.”

Alors que la situation agricole en Polynésie reste précaire, il est essentiel de trouver des solutions concrètes pour renforcer l’autonomie alimentaire. Pour ceux qui envisagent de voyager dans la région, il peut être judicieux de réserver un vol à l’avance pour éviter les frais supplémentaires. Vous pouvez comparer les offres sur des sites comme Singaporeair ou Booking pour trouver le meilleur tarif.

Face à ces enjeux, il est crucial d’anticiper les coûts et de s’informer sur les services disponibles pour soutenir les agriculteurs locaux. En s’engageant dans cette voie, la Polynésie pourrait envisager un avenir plus autonome et durable.

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