Chou de Saint-Saëns : quand la gastronomie cache les contradictions du RN en Seine-Maritime !
Le fait principal
La ville de Saint-Saëns, en Seine-Maritime, a célébré le 27 septembre un légume en voie de disparition : le chou de Saint-Saëns. Ce patrimoine culinaire, défendu par Gérard Mallet, 82 ans, est un symbole d’une tradition gastronomique qui peine à survivre dans un monde où les modes alimentaires évoluent rapidement.
Ce qui s’est passé
Au cœur de cette célébration, Gérard Mallet, fidèle gardien de cette variété de chou, a rappelé l’importance de ce légume dans la culture locale. « C’est une variété qui est très ancienne », a-t-il déclaré, évoquant des écrits de 1850 qui témoignent de la renommée du chou de Saint-Saëns en Normandie. Autrefois, jusqu’à 100 000 pieds de chou étaient vendus chaque année, mais ce chiffre a chuté dramatiquement, laissant Gérard en tant que l’un des derniers cultivateurs de cette espèce.
Le contexte
Les modes d’alimentation ont radicalement changé depuis les années 1970, avec une tendance vers la floriculture et une diminution des potagers. Cela a mis en péril des variétés comme celle de Saint-Saëns, qui, malgré ses qualités gustatives, ne trouve plus sa place dans les assiettes des Français. Les consommateurs se tournent vers des légumes plus populaires, reléguant le chou à un statut d’oublié.
Les chiffres à retenir
- 100 000 pieds de chou de Saint-Saëns vendus chaque année entre les deux guerres.
- 82 ans, l’âge de Gérard Mallet, dernier fervent défenseur de cette variété.
Ce que cela révèle
Cette situation soulève des questions sur la préservation des traditions culinaires face à la modernité. Alors que les grandes surfaces privilégient les légumes à forte rotation, des passionnés comme Gérard Mallet se battent pour maintenir vivante une culture locale. Cela rappelle l’ironie d’un monde où le consommateur, avide de nouveauté, oublie le goût authentique, celui qui a façonné des générations. Et pendant ce temps, le RN, qui prône un retour aux racines, semble ignorer que ces racines se fanent lentement, étouffées par un système qui favorise le rapide au détriment du savoureux.
Ce qu’il faut retenir
Le chou de Saint-Saëns est plus qu’un simple légume ; c’est un symbole d’un patrimoine culinaire en péril. Alors que les modes alimentaires changent, la passion de quelques-uns pour des variétés oubliées rappelle l’importance de préserver notre héritage gastronomique. À l’heure où l’extrême droite prône une culture « authentique », il serait peut-être temps de se demander : qu’est-ce qui est vraiment authentique ?
Source : France 3 Régions
