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Catherine Legendre : une vision renouvelée des finances publiques en milieu rural
Quand Catherine Legendre évoque l’Orne, elle ne se présente pas comme une haute fonctionnaire découvrant un territoire inconnu. En tant que nouvelle directrice départementale des finances publiques depuis décembre 2025, elle se décrit comme « très terrienne dans l’âme », ayant des racines agricoles dans le département. Son attachement à la ruralité et son engagement envers son service montrent une volonté d’humaniser les relations avec les usagers.
Un parcours atypique
Originaire d’une ferme en Eure-et-Loir, Catherine Legendre a suivi un parcours éducatif atypique, passant par une classe préparatoire à Rennes et une grande école de commerce à Montpellier, où elle se spécialise en marketing. En 1998, elle entre au Trésor public, un choix qui peut sembler inattendu au premier abord. Cependant, son expérience familiale, notamment celle de son grand-père, maire pendant quarante-huit ans, lui a permis de comprendre l’importance des finances publiques pour les collectivités.
Dédramatiser la relation avec les usagers
Catherine Legendre insiste sur la nécessité de dédramatiser la relation entre l’administration fiscale et les citoyens. Elle souligne que le terme « usager » est plus pertinent que « contribuable » et affirme que son administration s’efforce d’accompagner ceux qui sont de bonne foi. Elle met également en lumière la diversité des compétences numériques, réfutant l’idée que seuls les seniors sont en difficulté dans ce domaine.
Pour ceux qui ont besoin d’aide, la DDFIP de l’Orne offre plusieurs points de contact, notamment trois Services des Impôts des Particuliers (SIP) et une plateforme téléphonique facilement accessible. « On est facilement joignables », assure-t-elle.
Les impôts comme financement des services publics
Catherine Legendre défend l’idée que les impôts ne doivent pas être perçus comme une punition, mais comme une contribution essentielle au financement des services publics. Elle rappelle que l’éducation, la sécurité et l’entretien des infrastructures ont un coût. Elle pose la question de la contrepartie : « Si ce n’est pas financé par l’impôt, ça sera financé autrement ».
Elle reconnaît que les citoyens ont souvent une vision limitée de ce que leurs impôts financent, et que des efforts de pédagogie sont nécessaires pour mieux expliquer ces enjeux.
Un besoin de renforcement des effectifs
La DDFIP de l’Orne ne se limite pas à la collecte des impôts. Elle gère également la comptabilité des communes et des hôpitaux, le conseil aux maires et l’accompagnement des entreprises en difficulté. Avec 370 agents, l’administration cherche à recruter à tous les niveaux, de la formation initiale jusqu’au bac + 5, avec une quarantaine de postes de contractuels disponibles.
Pour améliorer l’attractivité du territoire, un concours à affectation locale est expérimenté avec la Sarthe et la Mayenne. Cependant, Catherine Legendre admet que l’Orne souffre d’un déficit d’image qui freine les candidatures. Elle souhaite changer cette perception, dénonçant les clichés qui entretiennent une vision négative de la région.
Conclusion
Catherine Legendre, après près de trente ans dans le service public, démontre un engagement fort envers l’amélioration des relations avec les usagers et la valorisation des services publics. Son approche pragmatique et son attachement à la ruralité promettent une direction renouvelée pour les finances publiques dans l’Orne. Pour ceux qui souhaitent anticiper les coûts ou éviter les frais inutiles, il est essentiel de s’informer sur les services disponibles et d’engager un dialogue constructif avec l’administration fiscale.
Pour réserver des services adaptés à vos besoins, n’hésitez pas à comparer les offres de transport et à explorer les options pour anticiper les coûts de vos démarches administratives.




