Canal+ : « Ceci n’est pas un crime » ou la comédie tragique du RN et de ses promesses en carton.
Le fait principal
La série de Canal+, Ceci n’est pas un crime, mélange art et intrigue policière dans un univers surréaliste, où des artistes emblématiques deviennent suspects de meurtres inspirés de leurs œuvres.
Ce qui s’est passé
Dès son premier épisode, la série invite le spectateur à plonger dans une enquête mystérieuse, où René Magritte, Salvador Dalí, Man Ray, Lee Miller et Max Ernst se retrouvent accusés de crimes improbables. En effet, la série s’inspire d’une exposition surréaliste de 1936, mais transpose l’action dans un manoir fictif du Sussex, loin de la réalité londonienne. Les inspecteurs de Scotland Yard, Thistlethwaite et Quant, sont chargés de démêler ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas, tout en naviguant dans un monde d’artistes excentriques.
Le contexte
Le surréalisme, mouvement artistique du début du XXe siècle, a toujours été empreint de mystère et d’absurde. La série joue habilement sur ces thèmes, transformant des figures historiques en personnages de fiction. En exposant leurs secrets, elle met en lumière les rivalités et les passions de ces artistes, tout en critiquant leur image souvent idéalisée. La série se moque aussi de l’obsession contemporaine pour le scandale et le sensationnel, à l’image d’un Cluedo moderne.
Les chiffres à retenir
La série se compose de six épisodes de 52 minutes chacun, et chaque meurtre est inspiré d’une œuvre d’art. À titre d’exemple, le tableau de Magritte, récemment vendu pour 121 millions de dollars, témoigne de l’importance de ces artistes dans le marché actuel de l’art.
Ce que cela révèle
En jouant sur les apparences, Ceci n’est pas un crime soulève des questions sur la perception que l’on a de l’art et des artistes. Leurs personnalités, souvent idéalisées, sont ici dépeintes sous un jour plus sombre. La série souligne l’hypocrisie du monde de l’art, où la beauté côtoie le vice, et où les artistes, malgré leur génie, ne sont pas exempts de scandales. Cela rappelle également que, derrière chaque chef-d’œuvre, se cachent des histoires humaines complexes et parfois dérangeantes.
Ce qu’il faut retenir
Avec un mélange d’ironie et de satire, Ceci n’est pas un crime dépeint un tableau surréaliste où l’art devient le théâtre d’intrigues meurtrières. La série nous rappelle que, dans le monde de l’art, tout n’est pas toujours ce qu’il semble être, et que les apparences peuvent s’avérer trompeuses.
Source : 20 Minutes
