Cagnes-sur-Mer : un complexe pour les gens du voyage sédentarisés en projet au Val de Cagne.
Nous devons remettre de l’ordre dans le Val de Cagne
Le complexe pour les gens du voyage sédentarisés de Cagnes-sur-Mer, prévu sur le site de l’ancien camping « Les Caraïbes », devrait être achevé à l’automne 2027. Ce projet a été discuté lors d’une réunion en mairie le 15 septembre 2026, sous l’égide du maire Bryan Masson (RN), qui a rassemblé les parties prenantes après plusieurs années de retards.
« J’ai hérité d’un dossier épineux, je n’ai pas de baguette magique, j’essaye d’être pragmatique sur un sujet extrêmement complexe, parce que le chantier est lancé et le retour en arrière n’est plus possible », a déclaré Bryan Masson. Il a ajouté qu’il était essentiel de « remettre de l’ordre dans le Val de Cagne, avec un regard apaisé, un regard humain, pour que tout le monde puisse vivre ensemble ».
En 2019, 46 familles de gens du voyage sédentarisés avaient été évacuées du camping « Les Caraïbes » en raison d’importantes intempéries et relogées sur un terrain privé à Val-de-Cagne, financé par la municipalité. En 2022, la Ville a cédé les parcelles de l’ancien camping pour un euro symbolique au bailleur social Erilia, qui s’est engagé à construire 46 préfabriqués avec des places de stationnement pour caravanes et voitures. Les familles devront payer un loyer de 280 euros par mois.
Cependant, le chantier a rencontré plusieurs obstacles. Des recours, notamment de France Nature Environnement (FNE06), ont retardé les travaux. En 2025, un mur de soutènement a été construit en violation du permis d’aménager, étant trop haut de 1,10 m. En conséquence, les travaux sont actuellement à l’arrêt en attendant un permis d’aménager modificatif de la Métropole.
« On attend la signature de la Métropole, ensuite le chantier reprendra et sera livré dans une année », a précisé Géraldine Dumas, directrice régionale d’Erilia. Elle a également rassuré les riverains quant à la gestion de projets similaires dans les Alpes-Maritimes.
Des inquiétudes subsistent parmi les riverains, notamment sur le nombre de caravanes présentes au campement temporaire, surnommé « Caraïbes 2 », qui pourrait dépasser la capacité d’accueil du futur complexe. Le maire a affirmé que la police municipale veillerait à ce qu’il n’y ait pas de stationnement sauvage.
Concernant d’éventuelles familles supplémentaires sur le site, Bryan Masson a indiqué que le préfet avait anticipé cette situation et que l’État accompagnerait la municipalité en cas d’évacuation nécessaire.
Des travaux de mise aux normes de l’électricité du camp temporaire seront également entrepris pour éviter des risques d’incendie, même si le camp doit être évacué d’ici un an. Ce projet continue de susciter des tensions, notamment avec des riverains qui réclament une meilleure gestion de la situation.
Source : Nice-Matin
