Cadmium dans notre alimentation : l’Anses tire la sonnette d’alarme
Mise à jour le 2026-03-25 07:29:00 : L’Anses alerte sur une exposition croissante au cadmium via notre alimentation quotidienne.
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Nous sommes surexposés au cadmium via notre alimentation quotidienne. Face à ce risque sanitaire croissant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) tire la sonnette d’alarme.
Invisible, inodore, le cadmium, ce métal lourd présent à l’état naturel dans l’environnement, se retrouve dans une multitude d’aliments courants : céréales du petit-déjeuner, pain, viennoiseries, pâtisseries, biscuits, pâtes, riz, blé, pommes de terre et certains légumes.
Les données les plus récentes témoignent d’une situation préoccupante liée aux expositions au cadmium de la population française. La dernière étude de biosurveillance nationale (ESTEBAN), publiée en 2021, révèle des niveaux d’imprégnation au cadmium plus élevés qu’auparavant. Une situation d’autant plus préoccupante que ce métal s’accumule progressivement dans l’organisme, notamment dans les reins, et peut provoquer à terme des effets néfastes sur la santé.
Si les niveaux d’expositions actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population, avertit Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses.
L’alimentation, principale source d’exposition
L’Anses a passé au crible toutes les sources possibles de contamination : alimentation, eau, air, poussières, sol, cosmétiques et tabagisme. Le verdict est sans appel : l’alimentation représente jusqu’à 98 % de l’exposition au cadmium chez les non-fumeurs. Chez les fumeurs, le tabac constitue une source supplémentaire importante.
Cette contamination de notre alimentation s’explique principalement par la présence de cadmium dans les sols agricoles. Un problème qui s’aggrave année après année en raison de l’utilisation massive d’engrais minéraux phosphatés (P₂O₅) contenant ce métal lourd.
Agir à la racine du problème
Face à ce constat alarmant, l’Anses recommande d’intervenir en priorité sur la source de contamination : les sols agricoles. L’agence appelle à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes épandues sur les sols.
Concrètement, l’Anses préconise de ne pas dépasser un apport de 2 grammes de cadmium par hectare et par an. Pour respecter ce seuil, elle recommande une teneur maximale de 20 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ dans les engrais minéraux phosphatés.
Que pouvons-nous faire en tant que consommateurs ?
Si la réduction de l’exposition au cadmium passe avant tout par des actions collectives sur les sources de contamination, nous pouvons néanmoins adapter notre alimentation pour limiter les risques :
- réduire la consommation de produits à base de blé sucrés et salés comme les céréales du petit-déjeuner, gâteaux et biscuits ;
- introduire davantage de légumineuses dans nos repas en remplacement des aliments à base de blé comme les pâtes. En effet, les légumineuses accumulent moins de cadmium que le blé, le bloquent davantage dans leurs racines, et le transportent moins vers leurs graines.
Ces recommandations s’inscrivent dans les repères de consommation du Plan national nutrition et santé (PNNS), et présentent l’avantage de combiner bénéfices nutritionnels et réduction de l’exposition au cadmium.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : L’exposition au cadmium via l’alimentation est en augmentation.
- Qui est concerné : La population française, en particulier les non-fumeurs.
- Quand : Données récentes de 2021.
- Où : France.
Chiffres clés
- 98 % : part de l’alimentation dans l’exposition au cadmium chez les non-fumeurs.
- 2 grammes : apport maximal recommandé de cadmium par hectare et par an.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Limitation de l’exposition au cadmium dans l’alimentation.
- Démarches utiles : Suivre les recommandations de l’Anses.
- Risques si vous n’agissez pas : Effets néfastes sur la santé à long terme.
Contexte
La contamination par le cadmium est un problème croissant, principalement dû à l’utilisation d’engrais phosphatés. L’Anses appelle à une action urgente pour protéger la santé publique.
Ce qui reste à préciser
- Les effets à long terme de l’exposition au cadmium ne sont pas encore entièrement compris.
- Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les impacts sur la santé.
Citation
« Si les niveaux d’expositions actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population » — Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-25 07:29:00 — Site : www.ladepeche.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-25 07:29:00 — Slug : cadmium-dans-lalimentation-lanses-tire-la-sonnette-dalarme-face-a-une-menace-silencieuse
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