Au Burkina Faso, le nouveau Code pénal rétablit la peine de mort pour plusieurs crimes graves, notamment liés au terrorisme, à l’espionnage ou à la trahison. L’artiste burkinabè Almamy K.J., en exil en raison de son opposition au pouvoir militaire, y voit une menace pour les voix dissidentes. Le texte a été adopté à l’unanimité le 20 octobre 2026, selon l’Assemblée législative du peuple. (alp.bf)

Almamy K.J. dénonce un risque de répression
Pour le chanteur, le rétablissement de la peine capitale pourrait servir à faire taire les critiques du pouvoir. Il redoute que des personnes accusées de trahison soient visées pour avoir exprimé leur désaccord ou dénoncé les autorités militaires. Il présente cette réforme comme un recul et l’inscrit dans un contexte où, selon lui, des opposants sont enlevés ou disparaissent.
Almamy K.J. est l’auteur de la chanson « Tais-toi sinon tu vas au front ». Dans sa réaction, il conteste également le discours de la junte sur la « révolution » et appelle les Burkinabè à défendre leur liberté et leur dignité. Il affirme que la population a déjà résisté aux dérives de plusieurs pouvoirs successifs et qu’elle ne laissera pas passer celles du MPSR 2.
Un retour de la peine capitale après des décennies sans exécution
Le nouveau Code pénal durcit aussi les peines prévues pour plusieurs infractions, dont celles liées au terrorisme, à l’espionnage et à la trahison. Le Burkina Faso n’avait procédé à aucune exécution depuis 1988, selon Amnesty International. (amnesty.org)
Sur les modalités d’application de la peine, les informations disponibles divergent : DW indique que le texte ne les précise pas, tandis que le communiqué de l’Assemblée législative du peuple mentionne le rétablissement de la peine de mort et de sa procédure d’exécution pour certaines infractions. (alp.bf)
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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