Première séance de la session extraordinaire de l'Assemblée
Source : www.assemblee.pf

Budget de la Polynésie : Entre illusion et réalité

Les représentants à l’Assemblée de la Polynésie française se sont réunis pour adopter un budget qui, sous couvert de soutien à la population, cache des manœuvres financières discutables.

La séance plénière du 25 mars 2026 a été marquée par des discours empreints de bienveillance et de solidarité. Pourtant, derrière cette façade, se cache une réalité bien plus sombre. Le président de l’Assemblée, M. Antony Geros, a félicité les nouveaux magistrats tout en présentant un collectif budgétaire de 13,410 milliards F CFP, censé amortir les effets des tensions géopolitiques. Mais à quel prix ?

Ce qui se passe réellement

Le budget présenté est financé en grande partie par un report excédentaire de l’exercice précédent, ce qui pourrait donner l’illusion d’une gestion saine. Cependant, ce transfert de fonds soulève des questions : pourquoi dépendre d’un excédent passé pour faire face à des crises futures ? La réponse est simple : il s’agit d’une stratégie de manipulation politique, visant à masquer les véritables enjeux économiques.

Le versement exceptionnel de 3,5 milliards F CFP au fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) est censé stabiliser les prix à la pompe. Mais cette mesure ne fait que retarder l’inévitable explosion des coûts, tout en permettant aux décideurs de se donner bonne conscience. En réalité, cela ne fait qu’enfouir le problème sous le tapis.

Pourquoi ça dérange

Cette approche budgétaire soulève des inquiétudes quant à la pérennité des finances publiques. En augmentant les dotations au soutien à l’emploi et aux entreprises individuelles, l’Assemblée semble vouloir rassurer la population. Pourtant, ces mesures ne sont qu’un pansement sur une plaie béante. Comment croire que des subventions à des entreprises en difficulté peuvent réellement résoudre les problèmes structurels de l’économie polynésienne ?

De plus, le soutien à Air Tahiti Nui et au Centre Hospitalier de Polynésie française, bien que nécessaire, pose la question de la responsabilité de l’État. Pourquoi ces institutions doivent-elles constamment être renflouées ? Cela témoigne d’un système économique défaillant, où l’on préfère sauver les apparences plutôt que de s’attaquer aux racines du problème.

Ce que ça révèle

Ce budget est le reflet d’une gestion à court terme, où les décisions sont prises dans l’urgence, sans vision d’avenir. La dépendance aux hydrocarbures et la cherté de la vie sont des symptômes d’un système économique qui privilégie les intérêts immédiats au détriment d’une véritable durabilité. Les représentants, en adoptant ces mesures, se rendent complices d’une logique qui maintient la population dans une précarité confortable.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir ces élus se congratuler pour des décisions qui, en réalité, ne font que prolonger une agonie économique. Comme des pompiers pyromanes, ils tentent d’éteindre le feu avec de l’essence, tout en se pavanant sur les plateaux de télévision. La scène est digne d’une pièce de théâtre absurde, où les acteurs jouent leur rôle à la perfection, mais où le public, lui, ne rit plus.

À quoi s’attendre

À court terme, ces mesures pourraient apaiser les tensions sociales. Mais à long terme, la situation risque de devenir explosive. Les citoyens, fatigués des promesses non tenues, pourraient bien se réveiller et exiger des comptes. L’illusion d’un budget équilibré pourrait se transformer en une réalité bien plus sombre, où la colère et l’indignation prendront le pas sur la résignation.

Sources

Source officielle


Pour ceux qui souhaitent explorer davantage la Polynésie, pourquoi ne pas envisager un voyage avec Kiwi.com ou réserver un hébergement sur Booking.com ? Ces choix pourraient vous permettre de découvrir la beauté de cette région tout en restant conscient des enjeux économiques qui la traversent.

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire