
La vacance commerciale à Bruxelles : un défi pour la mixité commerciale
La ville de Bruxelles fait face à un défi croissant concernant la vacance commerciale, qui atteint 18 % dans le Pentagone, et jusqu’à 21 % dans certains quartiers du centre. Didier Wauters, échevin des Affaires économiques et du Commerce, souligne que cette situation est alarmante et nécessite des actions structurées pour revitaliser le commerce local.
Le paysage commercial de Bruxelles est en mutation, avec une forte concentration de plus de 7 000 commerces dans le Pentagone, représentant 27 % de l’ensemble du commerce régional. Le taux d’équipement commercial y est de 33,6 commerces pour 1 000 habitants, bien au-dessus de la moyenne régionale de 18,5. Cependant, cette vitalité est compromise par des crises multiples, notamment sanitaires et économiques.
Wauters propose une approche transversale impliquant divers services de la ville, avec un accent sur six quartiers jugés prioritaires : le piétonnier, les Marolles, le Sablon, Dansaert, Marie-Christine/Bockstael et Vekemans. Ces zones souffrent d’une vacance commerciale élevée et de problèmes d’espace public.
Pour améliorer la sécurité, il est prévu d’augmenter la présence policière dans les quartiers commerçants et de simplifier les processus de dépôt de plainte. En matière de propreté, Wauters propose d’augmenter le nombre de poubelles publiques et d’introduire des équipes de nettoyage spécifiques à ces quartiers.
La mixité commerciale est également une priorité. Wauters envisage de travailler avec la Régie foncière et le CPAS pour vendre des biens commerciaux dans certains quartiers et en acquérir d’autres, afin de diversifier l’offre commerciale.
Enfin, une révision des règlements concernant l’Horeca et l’urbanisme est envisagée pour garantir une occupation harmonieuse de l’espace public. La ville s’efforce de faire du piétonnier un lieu de destination, avec des aménagements axés sur la bande dessinée et d’autres initiatives culturelles.
Source : La Libre Belgique.




