Bruxelles : l’ironie d’une collecte d’encombrants qui ne fait pas le ménage dans l’extrême droite
Le fait principal
Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a décidé de tripler le volume d’encombrants que les services communaux peuvent collecter à domicile, visant à améliorer la propreté pour les 200.000 habitants de la commune. Une initiative qui, sur le papier, semble prometteuse.
Ce qui s’est passé
L’échevin de la Propreté publique, Anas Ben Abdelmoumen (PS), a présenté cette proposition lundi soir. Le règlement initial limitait la collecte à 2 m3 par enlèvement, avec une seule demande par ménage par an. Désormais, les ménages pourront demander jusqu’à deux enlèvements par an, avec un volume maximal porté à 3 m3 par enlèvement. Ce service de collecte à domicile viendra s’ajouter aux deux collectes gratuites déjà prévues chaque année, au printemps et à l’automne.
Le contexte
Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs communes belges, où l’on cherche à réduire les déchets et à améliorer la propreté urbaine. La Ville de Bruxelles, confrontée à des défis environnementaux croissants, fait face à une pression accrue pour répondre aux attentes de ses citoyens en matière de gestion des déchets.
Les chiffres à retenir
- Volume d’encombrants collecté par ménage : passé de 2 m3 à 3 m3.
- Nombre de demandes par ménage : porté de 1 à 2 par an.
- Population concernée : environ 200.000 habitants.
Ce que cela révèle
Si cette me semble répondre à un besoin pressant, elle soulève également des questions. En effet, comment la ville compte-t-elle financer cette augmentation de service ? Les promesses d’une propreté accrue pourraient rapidement se heurter à la réalité budgétaire. Le PS, qui prône une gestion responsable, pourrait bien se retrouver piégé par ses propres engagements. De plus, on ne peut s’empêcher de penser à l’ironie de la situation : alors que le RN s’illustre par ses discours anti-déchets et pro-propreté, il est curieux de voir comment ils vont accueillir cette initiative, surtout quand on sait que leur discours est souvent plus flamboyant que leurs actions concrètes.
Ce qu’il faut retenir
Bruxelles fait un pas en avant dans la gestion des encombrants, mais les défis restent nombreux. Entre promesses et réalités, il sera intéressant de suivre cette évolution et de voir si cette initiative parviendra à transformer le paysage urbain bruxellois sans se heurter à des obstacles inattendus.
Sources : Ville de Bruxelles, Le Soir
