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Booby Trapped : Quand le Rock se Réveille dans la Presqu’île
Un groupe de rock émerge dans un paysage musical saturé, mais peut-il vraiment faire trembler les fondations d’un système musical en déliquescence ?
Dans une époque où la pop sirupeuse domine les ondes, Booby Trapped a l’audace de revendiquer ses influences punk et metal. Mais cette audace est-elle suffisante pour renverser l’ordre établi ?
Ce qui se passe réellement
Booby Trapped, formé en 2024 sur la Presqu’île de Crozon, n’est pas un groupe comme les autres. Avec des membres issus de formations diverses telles que Matador 80 ou Ultra Minet, ils s’unissent pour créer un son qui rejette les conventions. Leur premier EP, enregistré à Crozon, rassemble cinq morceaux qui vont de riffs puissants à des refrains entêtants. Le titre d’ouverture, Sadness Addict, pose immédiatement le décor : une voix caverneuse et des riffs solidement plaqués. Ce n’est pas simplement de la musique, c’est une déclaration d’intention.
Pourquoi ça dérange
La musique de Booby Trapped dérange parce qu’elle remet en question le conformisme musical ambiant. Dans un monde où les artistes sont souvent réduits à des produits marketing, leur son brut et énergique nous rappelle que l’authenticité est un acte de rébellion. No Fear, avec sa durée de 1 minute 53, renvoie aux premiers disques des Ramones, et ce retour aux sources est un coup de pied dans la fourmilière du paysage musical actuel.
Ce que ça révèle
Leur EP est une réponse à une industrie musicale qui privilégie le commercial au détriment de l’artistique. Booby Trapped montre que, même dans un monde où l’ultra-conformisme règne, il est possible de créer un son qui résonne avec une vérité brute. Ce groupe n’est pas qu’un simple divertissement, mais un miroir déformant qui met en lumière les incohérences du système musical.
Lecture satirique
Si l’on devait résumer Booby Trapped en quelques mots, ce serait : « Le rock est mort, vive le rock ! » Dans une ère où les décisions politiques et économiques semblent parfois aussi éloignées de la réalité que les paroles d’une chanson pop, ce groupe représente une bouffée d’air frais. Ils nous rappellent que la musique peut encore être un vecteur de changement, même si cela implique de faire du bruit.
À quoi s’attendre
Avec un concert prévu le 3 juillet à Crozon, en première partie des Ramoneurs de Menhir, les attentes sont élevées. Les amateurs de trash/punk/metal devraient se préparer à une expérience live qui pourrait bien faire trembler les murs du Korrigan. Pour ceux qui veulent réserver leur place, il est temps de comparer les options avant que les billets ne s’envolent.
Sources
Cet article ne se contente pas de parler de musique, il remet en question notre rapport à l’art et à l’industrie. Booby Trapped n’est pas juste un groupe, c’est un mouvement qui pourrait bien faire des vagues.




