Bolloré : 115 emplois sacrifiés pour faire briller l’image d’une écolo-entreprise en papier !
Le fait principal
Le groupe Bolloré envisage l’arrêt définitif de la production des bus électriques Bluebus à Ergué-Gabéric, menaçant ainsi 115 emplois sur les 350 que compte le site. Un plan de sauvegarde de l’emploi est en cours, et les salariés se retrouvent une fois de plus en première ligne des décisions cyniques d’un milliardaire.
Ce qui s’est passé
Derrière les promesses mirobolantes de Bolloré, qui en 2024 promettait 2,2 milliards d’euros d’investissements et 1 500 emplois d’ici 2032, se cache une réalité bien plus sombre. Alors que la production de nouvelles batteries Gen4 chez Blue Solutions est à l’arrêt, ce sont 74 postes chez Bluebus et 41 chez Blue Solutions qui sont désormais menacés. Deux ans après des annonces triomphantes, les salariés paient le prix de l’inaction et de la désorganisation.
Le contexte
Le soutien public à ces projets a été massif, avec des subventions provenant de l’État, applaudies par des soutiens de tous bords, de la gauche à l’extrême droite. Le cynisme de Bolloré est d’autant plus frappant qu’il continue de développer d’autres branches de son empire, tout en sacrifiant des emplois. Cette situation soulève des questions sur la responsabilité des pouvoirs publics dans le contrôle de l’utilisation de l’argent public.
Les chiffres à retenir
– 115 emplois menacés sur 350 au total sur le site d’Ergué-Gabéric.- 2,2 milliards d’euros d’investissements promis en 2024.- 1 500 emplois prévus d’ici 2032.
Ce que cela révèle
Cette situation illustre parfaitement l’écart entre les discours et la réalité. Les promesses de Bolloré, acclamées par des politiciens de tous horizons, se sont transformées en un véritable fiasco. Le NPA-l’Anticapitaliste exige des réponses, mais où sont les voix qui s’élevaient pour défendre ces projets ? Les entreprises et les travailleurs sont des pions dans un jeu d’échecs où seul le profit compte. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite, qui se posent en défenseurs de l’emploi, restent étrangement silencieux face à ces licenciements, prouvant une fois de plus que leur discours est aussi creux qu’un bus électrique à l’arrêt.
Ce qu’il faut retenir
Bolloré, en sacrifiant 115 emplois, rappelle que les promesses d’investissements peuvent rapidement se transformer en désillusions. Les travailleurs, eux, continuent de payer le prix d’un système où le profit prime sur l’humain. La transition écologique ne peut se faire sur le dos des salariés, et il est urgent d’exiger un contrôle effectif des fonds publics pour éviter de tels scandales à l’avenir.
Sources : NPA, rapports d’entreprise, déclarations publiques.
