Biennale d’art contemporain de Lyon : sélection d’œuvres marquantes et variées.
La 18e Biennale d’art contemporain de Lyon : Un parcours entre le spectaculaire et l’intime
La 18e Biennale d’art contemporain de Lyon se déroule du 19 septembre au 13 décembre 2026, répartie sur trois lieux principaux : Les Grandes Locos, le musée des Tissus et le musée d’Art contemporain. Les visiteurs peuvent également explorer la Fondation Bullukian et l’Institut d’art contemporain (IAC) de Villeurbanne.
Le sous-titre de cette édition, « Passer d’un rêve à l’autre », conçu par Isabelle Bortolotti et Catherine Nichols, fait référence aux traboules lyonnaises, tout en évoquant « ces moments où l’évidence du présent se fragilise et où d’autres imaginaires deviennent possibles ». La Biennale rend hommage aux travaux du philosophe Walter Benjamin et de l’artiste Robert Filliou. Chaque site présente une thématique spécifique : le caractère industriel aux Grandes Locos, le relationnel au musée des Tissus, et l’existentiel au Mac. L’exposition met en avant de nombreuses sculptures et installations, avec peu de peinture et de dessin, ainsi que des vidéos placées dans des conteneurs.
Du spectaculaire aux Grandes Locos
La première étape se situe aux Grandes Locos, à proximité du musée des Confluences. Ce lieu se distingue par des œuvres impressionnantes. Mette Sterre y présente des personnages en élastiques autour d’un bureau XXL, tandis que Laure Prouvost dévoile une structure textile évoquant le souffle d’une baleine. Les œuvres telles que La Montagne de feu de Lara Almarcegui et Tady Mitady Tadidy de Joël Andrianomearisoa ajoutent à l’expérience immersive.
Des artistes venus d’horizons lointains
La Biennale offre une plateforme à de nombreux artistes, avec une représentation féminine notable et des créateurs venus de divers horizons. Parmi les œuvres marquantes, le labyrinthe d’Akwasi Bediako Afrane, conçu à partir de matériel électronique de rebut, invite les visiteurs à interagir via des vélos. La réinstallation du Poïpoïdrome à espace-temps réel de Robert Filliou et Joachim Pfeufer est également à découvrir.
Textiles au musée des Tissus
Au musée des Tissus, une vingtaine d’artistes exposent autour du thème du textile. Deux installations retiennent particulièrement l’attention : celle de Mercedes Azpilicueta, qui questionne l’espace public avec des tapisseries et des costumes pour enfants, et celle de Kokou Ferdinand Makouvia, qui mélange cartons brûlés et céramiques pour créer des paysages évocateurs.
Dix artistes de l’Institut d’art contemporain
L’IAC de Villeurbanne présente les travaux de dix artistes de moins de 35 ans. La fontaine de Yehwan Song, réalisée à partir de smartphones, souligne la fragilité des infrastructures d’information. Les cale-portes de Katariin Mudist se transforment en sculptures surréalistes, offrant une réflexion sur l’art contemporain.
Entre Giacometti et Xavier Veilhan
La plateforme corail de Sirag Sesetyan à l’IAC oscille entre urbanisme et art. Sa sculpture d’un chien endormi évoque des œuvres de Giacometti et Xavier Veilhan. La performance de Maja Fredin sur le bodybuilding ajoute une dimension dynamique à l’exposition.
L’existentiel au MacLyon
Malgré un large éventail d’œuvres, le musée d’Art contemporain ne parvient pas à créer une forte impression. Certaines pièces abordent des thèmes existentiels, mais aucune ne se démarque véritablement. Les photographies de Hayley Millar Baker et les œuvres de Minh Lan Tran sont parmi les propositions les plus notables.
La Biennale d’art contemporain de Lyon 2026 s’affirme comme un événement incontournable, offrant une riche diversité d’œuvres et d’artistes, tout en suscitant des réflexions sur le passage entre le rêve et la réalité.
Source : Connaissance des Arts.
