
Le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne : une décision anticipée par Berlin
Berlin semble impassible. Vendredi, les États-Unis ont annoncé le retrait de 5 000 militaires d’Allemagne d’ici un an, représentant environ 15 % des forces américaines stationnées dans le pays, qui comptent actuellement 36 000 soldats. En réaction, samedi, Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, a déclaré qu’il était « attendu que des troupes des États-Unis se retirent d’Europe, y compris d’Allemagne ». Allison Hart, porte-parole de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a également commenté qu’ils collaboraient avec les États-Unis pour mieux comprendre les détails de cette décision.
Le ministre allemand a par ailleurs souligné la nécessité pour les Européens de prendre davantage de responsabilités en matière de sécurité. Berlin vise à devenir, dans quelques années, la première force armée conventionnelle d’Europe. De nombreux pays européens membres de l’OTAN sont en pleine réévaluation de leurs budgets de défense, encouragés par les États-Unis qui cherchent à se désengager progressivement du continent pour se concentrer sur la menace croissante de la Chine en Asie.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions diplomatiques, le chancelier allemand, Friedrich Merz, ayant récemment critiqué la stratégie des États-Unis en Iran, qualifiant Téhéran d’humiliant pour la première puissance mondiale. Cette déclaration a suscité la colère de Donald Trump, qui a réagi en affirmant que Merz « ne sait pas de quoi il parle ».
La question se pose désormais de savoir si les réductions de troupes américaines s’arrêteront à l’Allemagne. Trump a indiqué qu’il envisageait également de réduire la présence militaire en Italie et en Espagne, critiquant ces pays pour leur manque de soutien militaire concernant la guerre en Iran. À la fin de 2025, selon des données officielles, 12 662 soldats américains étaient stationnés en Italie et 3 814 en Espagne.
Source : Le Monde, Franceinfo





