
Ovey Friday surmonte un handicap pour poursuivre ses études au Nigeria
À l’âge de 13 ans, Ovey Friday a été accusé de sorcellerie par sa belle-mère et emmené dans un sanctuaire traditionnel dans l’État de Nasarawa, au Nigeria, où il a été torturé. Les blessures qu’il a subies ont conduit à l’amputation de sa main gauche et à la mutilation de plusieurs doigts de sa main droite. Aujourd’hui âgé de 19 ans, il se souvient des événements tragiques qui ont marqué son enfance et de la douleur qu’il a ressentie à la suite de ces actes.
Dans les années qui ont suivi, Ovey a été confronté à des moqueries et des regards insistants dans la rue. Malgré ces défis, il a développé une détermination à poursuivre ses études. Cependant, ses ambitions universitaires ont été mises à l’épreuve lorsqu’il a tenté de passer l’examen d’entrée à l’université, organisé par le Joint Admissions and Matriculation Board (JAMB). Le système biométrique de vérification ne pouvait pas prendre en compte ses empreintes digitales, rendant son inscription à l’université incertaine.
Heureusement, grâce à l’intervention de son tuteur et de militants pour les droits des personnes handicapées, il a pu faire accepter l’empreinte de son orteil comme moyen d’identification. Aujourd’hui, Ovey étudie l’anglais et les études littéraires à l’université de Nasarawa, devenant le premier de sa famille à accéder à l’enseignement supérieur.
Au Nigeria, environ 35 millions de personnes, soit près de 15 % de la population, vivent avec une forme de handicap, selon la Commission nationale pour les personnes handicapées. Une loi adoptée en 2019 interdit la discrimination à l’encontre des personnes handicapées et garantit leur accès aux services publics. Malgré ces avancées, des défis subsistent, notamment en matière d’accessibilité et de reconnaissance des droits des personnes handicapées.
Ovey Friday illustre la capacité des personnes handicapées à surmonter des obstacles, montrant que, avec le soutien adéquat, elles peuvent réussir dans leurs aspirations académiques et professionnelles.
Source : BBC Africa
