Au Népal, l’identification difficile des corps complique les recherches des quatre Français disparus
Au 2 octobre 2026, quatre Français — trois femmes et un homme — restent portés disparus après les crues et glissements de terrain du 26 août à la frontière entre le Népal et le Tibet. Les recherches se poursuivent, mais l’identification des victimes avance difficilement : 1 454 corps ont été récupérés et seuls 112 ont été identifiés et rendus à leurs familles.
Quatre Français toujours sans nouvelles
Les autorités népalaises n’ont pas communiqué de nouvel élément sur les quatre ressortissants français. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères avait déjà indiqué, le 15 septembre, que quatre compatriotes étaient toujours portés disparus. ()
Au total, 5 285 personnes sont encore recherchées, selon le bilan rapporté le 2 octobre. Parmi elles, 859 ressortissants étrangers de 41 nationalités différentes. Les quatre Français figurent sur une liste publiée le 28 septembre par le ministère népalais du Tourisme.
Des identifications qui pourraient prendre des semaines
Plus d’un mois après la catastrophe, les équipes doivent traiter un grand nombre d’échantillons dans des conditions difficiles. Environ un tiers des 1 454 corps récupérés se compose de restes humains fragmentés, ce qui complique les analyses. Les autorités ont déjà enterré plus de 1 200 corps, numérotés et étiquetés pour permettre leur exhumation si une correspondance est établie.
Les deux laboratoires médico-légaux du pays, situés à Katmandou, réalisent actuellement des analyses sur 3 685 échantillons, dont plus de 1 300 prélevés sur des corps. Les prélèvements sanguins sont plus simples à exploiter que ceux effectués sur des dents ou des os, qui peuvent nécessiter plusieurs jours de travail.
Le directeur scientifique du laboratoire national de médecine légale, Mukul Pradhan, a indiqué à l’Agence France-Presse que ses équipes traitent habituellement entre 1 000 et 1 500 échantillons par an. L’ampleur des analyses liées à la crue dépasse donc leur activité habituelle. Pour identifier une victime par ADN, il faut aussi disposer d’un échantillon de comparaison fourni par un membre de sa famille.
La crue a dispersé les victimes
La distance parcourue par certains corps ajoute une difficulté. Contrairement à un accident ou à un séisme, où les victimes peuvent être concentrées dans une zone précise, la crue en a emporté certaines loin de leur lieu de disparition. Les experts doivent ainsi comparer les profils génétiques à un ensemble plus vaste d’échantillons.
Des équipes étrangères, notamment venues d’Inde, de Chine et de Corée du Sud, épaulent les autorités népalaises. Des spécialistes américains et singapouriens des empreintes digitales ont également été mobilisés. Selon Nirajan Thapa, responsable de la section biologie du Laboratoire national de science médico-légale, cette aide pourrait permettre de commencer à établir des correspondances ADN dans les prochaines semaines.
Dans l’attente de résultats, certaines familles ont organisé des crémations symboliques pour leurs proches disparus.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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