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Après les violences du 17 octobre, Laurent Nuñez admet des failles dans le dispositif policier

Après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, Laurent Nuñez reconnaît des erreurs dans la préparation du dispositif de sécurité. Le ministre de l’Intérieur a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée, et affirme que les forces de l’ordre n’étaient pas suffisamment adaptées à l’ampleur des débordements.

Un dispositif jugé insuffisant face aux débordements

Invité de France Inter le lundi 19 octobre, Laurent Nuñez a reconnu un « manque d’anticipation » dans la mobilisation des forces de l’ordre. Il a indiqué que 60 000 policiers et gendarmes avaient été déployés dans le pays, tout en estimant que le dispositif s’était révélé insuffisant dans certains endroits face au nombre de participants et à la présence de casseurs, de pilleurs et de militants d’ultragauche.

Le ministre a également déclaré avoir présenté sa démission au président de la République, en se disant responsable des dégâts survenus. Emmanuel Macron l’a refusée. L’Élysée a justifié ce maintien par la nécessité d’assurer la continuité du commandement des forces de l’ordre dans le contexte actuel. (lemonde.fr)

Laurent Nuñez a dit vouloir améliorer l’anticipation des prochaines mobilisations afin d’éviter une répétition des violences. L’Élysée a, de son côté, demandé au ministre de proposer rapidement de nouvelles méthodes d’action contre les casseurs et réclamé de la transparence sur les défaillances d’anticipation et de renseignement.

Des bilans et des analyses qui divergent

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé 2 331 gardes à vue sur l’ensemble du week-end, ainsi que des dizaines de détentions provisoires, dont 13 à Marseille. Il a précisé que 70 % des personnes placées en garde à vue étaient majeures. Selon lui, les renseignements de l’État ont « failli » à anticiper l’ampleur de la mobilisation et à lutter contre l’ultragauche.

La procureure de Paris, Laure Beccuau, a toutefois nuancé cette caractérisation. Elle a déclaré ne pas pouvoir confirmer que les personnes interpellées étaient politisées vers l’ultragauche. D’après elle, les gardés à vue étaient en grande majorité peu connus des services et ne formulaient pas de revendications politiques.

Laure Beccuau a également appelé les commerçants victimes de pillages à transmettre à la justice les éléments de preuve dont ils disposent et à les conserver. Elle a assuré que les recherches se poursuivraient pour retrouver les auteurs des pillages.


Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Timothée Barnaud

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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