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Après les pillages à Paris, les salariés redoutent les conséquences pour leur emploi

Après les pillages du 17 octobre 2026, des salariés de commerces parisiens endommagés redoutent une fermeture durable et une perte d’emploi. Le gouvernement a annoncé une prise en charge exceptionnelle de l’activité partielle pour les commerces touchés. Mais ce dispositif, qui vise à protéger les emplois pendant une baisse ou un arrêt temporaire d’activité, ne garantit pas à lui seul la reprise de chaque magasin.

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Des salariés face à l’incertitude sur la reprise

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Dans le Xe arrondissement, boulevard de Magenta, Aurélie, 44 ans, travaille à temps partiel dans un magasin de chaussures. Après avoir vu une vidéo de son lieu de travail en feu, elle est retournée dans la boutique le lundi 19 octobre pour trier les cartons et tenter de récupérer les marchandises épargnées. Elle travaille 24 heures par semaine, rapporte Le Parisien.

La crainte exprimée par cette salariée ne se limite pas aux dégâts matériels : elle concerne aussi la continuité du travail, à l’approche des fêtes de fin d’année, période importante pour les commerces. Le titre de l’article évoque également l’inquiétude d’un employé de 60 ans. Ces témoignages illustrent des situations individuelles, mais ne permettent pas de mesurer le nombre de salariés menacés de licenciement.

Le gouvernement a recensé au moins 3 000 commerces touchés par des dégradations ou des pillages lors du week-end des 17 et 18 octobre, selon un bilan rapporté par Le Parisien. Ce chiffre concerne les commerces : il ne correspond ni à un décompte d’emplois supprimés ni à celui de salariés placés en activité partielle.

Une aide annoncée pour préserver les emplois

Le 19 octobre, le Premier ministre a annoncé le déclenchement de l’activité partielle pour les commerces concernés, avec une prise en charge annoncée à 100 % à partir du mardi 20 octobre. L’objectif affiché est d’éviter que l’arrêt ou la réduction d’activité provoqué par les dégâts ne se traduise immédiatement par des suppressions de postes. Un fonds de soutien spécifique a également été annoncé, mais ses modalités doivent être précisées.

Il faut distinguer cette annonce de la situation de chaque salarié : l’activité partielle n’est pas un licenciement ni une inscription au chômage. Elle peut prendre la forme d’une réduction temporaire des horaires ou d’une fermeture provisoire de l’établissement. Dans le régime général, c’est l’employeur qui effectue les démarches et verse une indemnité au salarié placé dans le dispositif. Le site officiel Service-Public.fr précise que les sinistres et les circonstances exceptionnelles peuvent justifier un recours à l’activité partielle. L’annonce gouvernementale d’une prise en charge à 100 % concerne le soutien public à ce dispositif : elle ne signifie pas, à elle seule, que chaque salarié touchera 100 % de son salaire habituel.

Ce que peuvent faire les salariés concernés

Dans l’immédiat, les salariés peuvent demander à leur employeur si le magasin prévoit de rouvrir, si les horaires seront modifiés et si une demande d’activité partielle est envisagée. Il est utile de conserver les informations écrites relatives au planning et aux consignes de reprise, puis de vérifier le bulletin de paie si une période d’activité partielle est mise en place.

La Ville de Paris a par ailleurs annoncé une cellule d’urgence destinée à recenser les dommages et à accompagner les commerçants dans leurs démarches, notamment administratives et assurantielles. Son rôle est d’aider les entreprises touchées à préparer la remise en état et la reprise de leur activité ; elle ne constitue pas une garantie de maintien de chaque emploi. Les employeurs peuvent consulter les informations officielles sur l’activité partielle et les commerces concernés peuvent se rapprocher de la cellule municipale.

Un dispositif temporaire, pas un bilan des licenciements

À ce stade, les annonces portent sur des mesures de soutien et de protection de l’emploi. Elles ne permettent pas de conclure que les commerces pourront tous rouvrir rapidement, ni que les inquiétudes exprimées par les salariés se transformeront en pertes d’emploi. Les prochaines étapes dépendront notamment de l’ampleur des dégâts, du calendrier des réparations et de la situation de chaque entreprise.

Pour les salariés, le point essentiel est donc de distinguer une période de fermeture ou d’activité réduite d’une rupture du contrat de travail. L’activité partielle est conçue pour amortir un choc temporaire ; elle ne renseigne pas, à elle seule, sur la viabilité future de l’établissement. Les modalités concrètes de l’aide annoncée doivent être suivies à mesure que les autorités les précisent.


Source : Le Parisien – Emploi

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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