Après les pillages et les dégradations survenus le 17 octobre en marge de manifestations, des cagnottes ont été lancées pour aider les commerçants touchés. Mais certaines collectes usurpent l’identité de victimes ou de proches. Avant de faire un don, plusieurs vérifications permettent de limiter le risque de financer une fraude.

Vérifier qui organise la collecte

Le premier réflexe consiste à identifier l’organisateur et à établir son lien avec le bénéficiaire. S’agit-il de la personne concernée, d’un proche identifiable ou d’une association reconnue ? Le ministère de l’Intérieur recommande de vérifier l’origine de la cagnotte. Les pompiers de la Moselle, qui ont eux-mêmes été visés par de fausses collectes, invitent également à examiner le profil de son créateur.
Un compte récent, peu renseigné ou dont les photos semblent avoir été reprises ailleurs peut susciter des doutes. Il est aussi utile de vérifier si le bénéficiaire a confirmé publiquement l’existence de la collecte et si la plateforme a contrôlé l’identité de son organisateur.
La plateforme choisie compte aussi : toutes ne sont pas établies en France ni soumises aux mêmes règles. Leetchi indique contrôler les cagnottes publiées sur son site, notamment au moyen d’algorithmes et de vérifications manuelles menées par une équipe antifraude. Sa directrice marketing, Amandine Plas, a rapporté à 20 Minutes qu’une cinquantaine de collectes avaient été créées sur la plateforme en vingt-quatre heures. GoFundMe, de son côté, prévoit un remboursement intégral en cas de problème, selon les informations rapportées par TF1.
Repérer les signaux d’alerte
Un message qui pousse à donner dans l’urgence doit inciter à la prudence. Les fraudeurs peuvent s’appuyer sur l’émotion, la peur ou la pression pour empêcher toute vérification. Un descriptif imprécis, des incohérences ou l’absence d’explication sur l’utilisation prévue de l’argent sont également des motifs de méfiance.
Les images de la collecte méritent elles aussi d’être examinées. Une recherche d’image inversée peut aider à repérer une photo ou une vidéo reprise d’un autre événement ou d’un autre pays. Cette vérification est particulièrement utile lorsque le visuel semble destiné à provoquer une réaction immédiate.
Certains escrocs créent par ailleurs des sites qui imitent ceux d’associations ou de plateformes de dons, avec une adresse très proche de l’originale. Mieux vaut éviter les liens reçus par courriel ou SMS et retrouver le site officiel en passant par un moteur de recherche. Les collectes relayées par des institutions connues, des mairies ou des médias locaux identifiés sont plus faciles à vérifier. Pour une cagnotte lancée par un particulier, il est possible de chercher à le contacter directement.
Que faire en cas de doute ou de paiement ?
Une cagnotte suspecte peut être signalée à la plateforme qui l’héberge. Si de l’argent a déjà été versé, les démarches conseillées sont de contacter rapidement sa banque pour tenter d’annuler la transaction, puis le service client de la plateforme pour demander un remboursement. Il est également recommandé d’alerter les autorités et de porter plainte.
Le dispositif 17Cyber peut apporter une assistance technique et un accompagnement par un policier ou un gendarme. La plateforme Ma Sécurité et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) figurent aussi parmi les interlocuteurs mentionnés pour signaler une escroquerie.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Geoffrey Lopes






