Un retour souhaité, mais difficile à organiser
Parmi les personnes déplacées à Gao, l’enseignant Almoustapha Maiga espère retrouver Kidal avec sa famille. Il avait rejoint cette ville voisine en juillet 2026. Comme d’autres de ses collègues, il s’est renseigné auprès du gouvernorat de Kidal, installé à Gao.
Les habitants qui souhaitent rentrer ne savent toutefois pas comment effectuer le trajet, explique-t-il. La route entre Gao et Kidal est en mauvais état et l’insécurité demeure sur cet itinéraire. Almoustapha Maiga évoque aussi le manque de ressources et appelle les autorités ou l’armée à mettre des véhicules à disposition. Selon lui, les déplacés ont dû abandonner leurs biens.
La reprise de la ville par l’armée ne signifie donc pas, à elle seule, que les habitants peuvent regagner leur domicile. Pour ceux qui se trouvent à Gao, la possibilité d’un retour dépend notamment de conditions de déplacement qu’ils jugent encore incertaines.
Une nouvelle prise de contrôle après les combats d’avril
Selon l’état-major malien, des frappes aériennes menées à partir du lundi 5 octobre ont précédé l’entrée des FAMa à Kidal, le lendemain, sans combat dans la ville. Cette reprise intervient après que le Front de libération de l’Azawad (FLA) et ses alliés du Jnim avaient repris Kidal à la suite de l’attaque du 25 avril 2026, d’après les éléments rapportés par DW.
Sidi Mohamed Ag Almoctar, président du conseil régional de Kidal, a lui aussi fui la ville lors de l’offensive d’avril. Après un passage à Gao, il a rejoint Bamako. Il dit espérer que le retour des forces maliennes permettra de rétablir le contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire.
Kidal avait été prise par les rebelles séparatistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) en mai 2014. Les FAMa les en avaient chassés en novembre 2023. L’état-major présente la reprise d’octobre 2026 comme une opération visant à neutraliser les groupes armés et à restaurer durablement la sécurité des populations.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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