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Affaire R. : entre chantage et héritage criminel
Cheveux noirs en chignon, t-shirt blanc et jean clair, R., 25 ans, écoute attentivement la présidente du tribunal relire un message qu’il a envoyé depuis sa cellule. Dans ce message, il réclame 40’000 francs à une jeune femme rencontrée sur internet, en l’avertissant : « Ta (sic) une semaine. Après ça je m’occupe personnellement de toi. » Condamné en décembre dernier à 8 mois de prison pour tentative d’extorsion et de chantage, il a comparu en appel.
Un passé lourd de conséquences
R. n’est pas un accusé ordinaire. Il purge actuellement une peine de 16 ans de prison pour avoir poignardé un homme en 2019. Son passé criminel, marqué par une agression sauvage en 2017, pèse lourd dans ce nouveau dossier, bien que les parties s’accordent à dire que ces crimes ne sont pas directement liés à l’affaire en cours.
Pas de menace mais de « la déconne »
La rencontre entre R. et la plaignante, B., a eu lieu sur les réseaux sociaux à l’été 2024. Selon R., il a aidé B. à trouver un logement à Lyon, mais celle-ci ne payait pas ses loyers et aurait même volé des objets dans l’appartement. D’où l’exigence de remboursement des 40’000 francs. R. se défend en affirmant qu’il était sous pression de ses amis et que ses messages n’étaient pas menaçants, mais une simple façon de « lui dire de rendre ce qu’elle devait ». Il ajoute que les messages suivants contenaient des « mdr » (mort de rire), ce qui, selon lui, prouve qu’il ne s’agissait que de plaisanteries.
Acquittement demandé
Me Yaël Hayat, avocate de R., a plaidé pour un acquittement, arguant que le passé criminel de son client ne devrait pas influencer ce dossier. Elle a critiqué la plaignante, absente pour raisons de santé, en indiquant que son récit avait été jugé « peu vraisemblable » par les juges. Hayat a souligné que B. aurait profité de R. et que le doute devrait profiter à l’accusé : « Il doit être acquitté. »
« Menaces d’un amoureux déçu »
En revanche, Me Sacha Camporini, avocat de B., a insisté sur le fait que les antécédents criminels de R. ne pouvaient être ignorés. Selon lui, les messages étaient clairs et la plaignante a pris ces menaces très au sérieux. Camporini a également souligné des incohérences dans les déclarations de R., et a qualifié sa demande de 40’000 francs de « montant sorti de nulle part ». Pour lui, le jugement de première instance doit être confirmé.
Le verdict sera communiqué ultérieurement par courrier.
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