
Affaire Epstein : Jack Lang réfute toute accusation
Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA), a fermement démenti les accusations portées à son encontre concernant ses liens avec Jeffrey Epstein, criminel sexuel décédé en 2019. Dans un communiqué transmis à l’AFP le samedi 7 février, il a déclaré : « Les accusations portées à mon encontre sont infondées ».
Le 6 février, le parquet national financier (PNF) a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille Caroline. Cette enquête fait suite à des révélations de Mediapart sur leurs liens financiers présumés avec Epstein.
Mediapart a publié des extraits de messages des archives du département de la Justice américain, impliquant Jack Lang dans une société offshore liée à Epstein. Lang a affirmé accueillir l’enquête « avec sérénité et même soulagement », espérant qu’elle permettra d’éclaircir les accusations qui portent atteinte à son honneur.
L’ancien ministre, âgé de 86 ans, a été convoqué au Quai d’Orsay le 8 février, à la demande de l’Élysée et de Matignon. Son entourage a souligné qu’il devait « penser à l’institution » qu’il dirige.
Mercredi 4 février, Lang avait exclu de démissionner, arguant d’une « naïveté » face aux révélations sur ses relations passées avec Epstein. Il a également précisé qu’il n’était pas au courant des activités criminelles d’Epstein lors de leur rencontre, il y a environ quinze ans.
Son nom a été mentionné 673 fois dans près de trois millions de documents liés à Epstein, mais aucune charge ne pèse contre lui. Sa fille Caroline a démissionné de son poste à la tête d’un syndicat de producteurs de cinéma, déclarant qu’elle ne pouvait pas imaginer les actes criminels d’Epstein.
Les appels à la démission de Jack Lang se multiplient, y compris au sein du Parti socialiste. Olivier Faure, le patron du PS, a exprimé des doutes sur sa culpabilité, mais a souligné que Lang devait réfléchir à sa démission pour protéger l’institution qu’il préside. Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidence, a également plaidé pour sa démission, évoquant les conséquences sur l’image de l’IMA.
Renaud Muselier, ancien président de l’IMA et actuel président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a également appelé Lang à « démissionner ».
Source : AFP.




