Actualisation de la Liste rouge des reptiles et amphibiens en France hexagonale par le MNHN
Actualisation de la Liste rouge des reptiles et amphibiens de France hexagonale
Le Comité français de l’UICN et PatriNat (OFB, MNHN, CNRS, IRD), en collaboration avec la Société herpétologique de France (SHF), ont publié une nouvelle évaluation de la Liste rouge des reptiles et amphibiens de France hexagonale. Cette mise à jour fait suite aux précédentes évaluations réalisées en 2008 et 2015.
La Liste rouge constitue un outil de référence pour évaluer le risque de disparition des espèces selon une méthode scientifique établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle attribue des catégories allant de « Préoccupation mineure » à « En danger critique », incluant également les catégories « Quasi menacée » et « Vulnérable ». Cette évaluation s’appuie sur des données concernant la répartition, les effectifs, leur évolution et les menaces pesant sur les espèces, permettant ainsi de suivre leur trajectoire dans le temps et d’identifier les priorités de conservation.
Chiffres clés sur les amphibiens
- Sur les 37 espèces d’amphibiens, 7 sont menacées de disparition, soit 19 % des espèces.
- En ajoutant les espèces quasi menacées, plus d’un amphibien sur deux pourrait être menacé à terme.
- L’évolution des populations est alarmante : 70 % des espèces évaluées d’amphibiens voient leurs populations diminuer.
La situation n’a montré aucune amélioration significative depuis l’évaluation de 2015. Les avancées dans la connaissance des espèces, grâce aux inventaires naturalistes et aux programmes de suivi comme POPAmphibien, ont permis d’affiner la compréhension des menaces pesant sur 12 taxons.
Causes du déclin
Les principales menaces identifiées incluent la dégradation et la perte des habitats, souvent dues à une gestion défavorable des écosystèmes et à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique. Les aménagements urbains, les collisions routières et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes contribuent également à un risque élevé de disparition pour les amphibiens.
L’intensité des menaces est aggravée par les faibles capacités de déplacement et de dispersion de la faune herpétologique, rendant ces espèces particulièrement vulnérables. De plus, la double dépendance des amphibiens aux milieux aquatiques et terrestres cumule les menaces et accroît les risques lors des migrations entre ces environnements.
Source : Comité français de l’UICN, PatriNat.
