Achat du Betico 3 : le gouvernement accorde sa garantie à la Sudîles, un premier pas

Achat du Betico 3 : le gouvernement accorde sa garantie à la Sudîles

Une nouvelle étape a été franchie dans l’acquisition par la Sudîles d’un nouveau navire. En raison des pannes répétées du Betico 2, mis en service en 2009, le gouvernement a accordé, ce mercredi 13 mai, sa garantie pour deux prêts que la société prévoit de contracter afin de financer l’achat du Betico 3. « La situation financière de la Nouvelle-Calédonie et son niveau d’endettement consolidé sont également pris en compte dans la décision d’octroi de garantie », a déclaré l’exécutif.

400 passagers et 15 tonnes de fret

Les emprunts seront contractés auprès de la Banque de Nouvelle-Calédonie (BNC). Le coût total du projet est estimé à 3,4 milliards de francs, avec un financement reposant également sur « la défiscalisation locale et nationale ». Le futur navire, de type catamaran mesurant 60 mètres, pourra transporter jusqu’à 400 passagers (contre 350 pour le Betico 2) et 15 tonnes de fret. Il devrait également permettre à la compagnie d’économiser jusqu’à 15 % de carburant grâce à sa vitesse de croisière de 30 nœuds.

Ce remplacement est jugé nécessaire par la Sudîles en raison du vieillissement du Betico 2, qui « engendre des coûts de maintenance croissants, ainsi qu’un risque accru d’interruption de service », selon le projet de délibération soumis au Congrès.

Détails financiers

Le financement du navire s’articule autour de plusieurs éléments : une demande de défiscalisation locale de 1,2 milliard de francs et nationale de 1,3 milliard, ainsi que des emprunts bancaires garantis par la Nouvelle-Calédonie à hauteur de 50 % (et non de 80 % comme initialement sollicité par la BNC).

Le premier emprunt, un prêt relais de 3,4 milliards de francs, permettra de payer le constructeur. Cette somme sera remboursée par l’apport de la défiscalisation, estimé à 2,5 milliards, et par un second prêt définitif de 803 millions de francs. L’exécutif a approuvé la garantie de 1,7 milliard sur le premier emprunt et de 402 millions sur le second. Une somme similaire est également destinée à garantir les investisseurs fiscaux.

Cependant, le projet de délibération précise que le secteur du transport maritime de passagers ne bénéficie pas actuellement de la défiscalisation locale. Un texte visant à modifier cette situation a été déposé au Congrès le 24 avril. La demande d’agrément à la défiscalisation locale ne pourra être instruite qu’après l’adoption et la promulgation effective de cette modification.

Source : Sudîles, gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

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