Silence des victimes de violences sexuelles dans l’enfance : analyse des causes et conséquences.
Pourquoi n’as-tu rien dit ? Ce que la recherche nous apprend sur le silence des victimes de violences sexuelles dans l’enfance
FAIT PRINCIPAL
Les victimes de violences sexuelles durant l’enfance mettent souvent des années avant de révéler les abus subis, ce qui retarde leur prise en charge et représente un enjeu majeur pour la santé publique.
CONTEXTE FACTUEL
Des études récentes indiquent que les mécanismes entravant l’expression des victimes sont particulièrement puissants dans les cas d’inceste, mais peuvent se manifester dans tout contexte où un adulte exerce une autorité sur un enfant. Une analyse des témoignages collectés par la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) a mis en lumière quatre types d’obstacles au dévoilement : institutionnels et culturels, psychologiques, liés à la mémoire et au silence, et familiaux.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Des travaux publiés en 2025 dans la revue The Lancet estiment qu’au niveau mondial, 18,9 % des filles et 14,8 % des garçons ont été victimes de violences sexuelles avant l’âge de 18 ans. En France, une étude de 2022 révèle que 14,5 % des femmes et 6,4 % des hommes sont concernés. D’autres recherches montrent que le délai moyen avant un premier dévoilement varie entre 3 et 18 ans, et que plus de la moitié des victimes ne se confient qu’à l’âge adulte.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Le retard dans le dévoilement des abus a des conséquences graves sur la santé mentale des victimes, augmentant le risque de dépression, d’anxiété et d’autres troubles psychologiques.
Source : Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).
