Une semaine après l’attaque de Trappes qui a fait un mort et sept blessés, le maire Ali Rabeh a appelé les sympathisants du Rassemblement national à prendre leurs distances avec le parti. Lors d’un rassemblement contre le racisme, vendredi 30 octobre 2026, il a accusé le RN et ses responsables d’alimenter un climat de haine. Ces accusations relèvent du discours politique de l’élu.

Un appel adressé aux électeurs tentés par le RN

Devant plusieurs milliers de personnes réunies à Trappes en hommage aux victimes, Ali Rabeh a voulu s’adresser directement aux Français qui envisagent de voter pour la candidate du Rassemblement national. Le maire leur a demandé de mesurer, selon lui, le danger que représente le parti et les a exhortés à « ouvrir les yeux » et à choisir la République.
L’élu a également insisté sur les souffrances partagées par les habitants de Trappes et les électeurs qui expriment leur colère. Il les a toutefois mis en garde contre le choix de Marine Le Pen, estimant qu’il mettrait en danger les habitants de la ville, qu’il a présentés comme pleinement français.
Ali Rabeh met en cause les discours du RN
Plus tôt dans son intervention, le maire avait affirmé que l’assassin n’avait pas choisi ses victimes au hasard. Il a soutenu que la haine de l’auteur avait été nourrie par la répétition de propos visant des minorités. Il a aussi contesté l’idée que le Rassemblement national aurait rompu avec son passé ou abandonné son projet raciste.
Ali Rabeh a notamment cité les propos attribués à Jordan Bardella, qui avait décrit Trappes comme une « République islamique en miniature ». Il a rapproché cette formule des déclarations du suspect en garde à vue, qui aurait présenté la ville comme un repaire d’islamistes. Le maire a dénoncé ce qu’il considère comme une propagande susceptible de désigner des habitants comme des cibles.
À plusieurs reprises, les noms de Jordan Bardella et de Marine Le Pen ont suscité des huées dans la foule, selon le récit du rassemblement. Ali Rabeh a enfin appelé les responsables politiques à agir et à revenir aux principes républicains.
La gauche présente, l’absence de la droite relevée
Les partis de gauche étaient représentés au rassemblement, tout comme plusieurs figures et candidats de gauche à l’élection présidentielle : Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier. Cette dernière a dénoncé l’absence de personnalités de droite, rappelant que, selon elle, l’événement n’était pas réservé à la gauche et que tous avaient été invités.
Ali Rabeh a, pour sa part, appelé l’ensemble des responsables politiques à se mobiliser. Il a estimé qu’il était encore temps de se ressaisir et de défendre les principes républicains.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Lola Uguen







