À Strasbourg, dans le Bas-Rhin (région Grand Est), une fine couche de neige a recouvert certains secteurs autour des 20 et 21 janvier 2025, notamment la Robertsau. Ce phénomène localisé, observé aussi vers Neudorf et Hoenheim, avait été expliqué par Météo-France comme de la neige dite « industrielle » ou « de basses couches ». L’information a été publiée le 22 janvier 2025 : il ne s’agit pas d’un épisode en cours.

Un phénomène observé par endroits
Alors que plusieurs secteurs de l’agglomération restaient sans neige, la Robertsau avait blanchi, avec environ un centimètre relevé par des observateurs. La couverture était également signalée ponctuellement vers Neudorf et dans la commune voisine d’Hoenheim. Ces observations ne signifient pas que toute la ville, ni l’ensemble de l’Eurométropole, ait été recouvert.
Le prévisionniste de Météo-France cité par 20Minutes situait le phénomène autour du port du Rhin, où se trouvent des activités industrielles. Météo-France décrit la neige industrielle comme un phénomène pouvant se produire par temps froid, calme et humide : des particules en suspension peuvent servir de noyaux autour desquels la vapeur d’eau se condense et forme de petits flocons. L’organisme précise que l’expression « neige de stratus » ou « neige de basses couches » décrit mieux le mécanisme. (meteofrance.com)
Pourquoi la neige ne tombe-t-elle pas partout ?
La situation météorologique de janvier 2025 réunissait des conditions favorables à ce type de précipitations très localisées : une couche d’air froid près du sol, de l’humidité et une atmosphère stable. Les différences de proximité avec les sources de particules et d’humidité peuvent contribuer à expliquer que certains quartiers blanchissent tandis que d’autres restent secs.
Les flocons décrits par le météorologue avaient une forme fine, en aiguilles. Il s’agissait donc d’une neige différente, par sa formation et son aspect, des flocons classiques associés à une perturbation météorologique étendue.
Ce que cela change pour les habitants
La couche était faible et le redoux annoncé à partir du 22 janvier devait favoriser sa disparition. Pour les habitants, l’effet était surtout visible dans les rues et les espaces verts concernés. Le récit disponible ne fait état ni d’une perturbation généralisée des déplacements ni d’un bilan particulier d’accident lié à cet épisode.
À la même période, une procédure préfectorale de pollution atmosphérique par particules de combustion avait été déclenchée dans le Bas-Rhin. C’est un élément distinct : sa concomitance ne permet pas, à elle seule, de conclure que la neige observée présentait un risque sanitaire particulier. Les informations disponibles ne précisent pas la composition des flocons tombés dans chaque quartier ni les résultats d’analyses spécifiques. (bas-rhin.gouv.fr)
Source : 20Minutes – Actu Strasbourg
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