Des élèves mobilisés malgré la fatigue
Le rassemblement rennais s’inscrit dans un mouvement lycéen engagé depuis plusieurs semaines. Parmi les participants, des élèves des lycées Descartes et Chateaubriand expliquent que les blocages ne sont pas, selon eux, un moyen de manquer les cours : ils disent devoir ensuite rattraper les enseignements, parfois le soir, tout en consacrant du temps à la mobilisation.
Leur reproche porte aussi sur la place accordée à leur parole. Plusieurs jeunes interrogés par 20 Minutes estiment que leur âge conduit certains adultes à minimiser leurs revendications. Une lycéenne souligne qu’elle pourra voter l’an prochain ; d’autres regrettent que les débats médiatiques soient davantage centrés sur les dégradations que sur les revendications portées par la majorité des manifestants.
Des demandes qui concernent le quotidien des établissements
Les revendications évoquées à Rennes portent sur les moyens consacrés à l’éducation : effectifs de professeurs et de personnels, horaires jugés trop denses, état des locaux et avenir de Parcoursup. Les élèves disent attendre des réponses concrètes plutôt que des annonces qu’ils considèrent insuffisantes.
Des enseignants présents ou solidaires du mouvement rapprochent ces demandes de problèmes qu’ils disent signaler depuis plusieurs années. Leur soutien ne signifie toutefois pas que les revendications ont été satisfaites : les éléments disponibles ne font état, à ce stade, d’aucun accord ni d’une réponse détaillée apportée aux lycéens rennais.
Ce que l’on sait de la mobilisation
La manifestation du mardi 13 octobre s’est tenue dans le centre de Rennes. Les chiffres de participation divergent selon les sources : la préfecture d’Ille-et-Vilaine en a comptabilisé 7 300, contre 10 000 annoncés par les syndicats. Ces estimations ne permettent pas de déterminer précisément la part des lycéens parmi l’ensemble du cortège, qui comprenait aussi des étudiants, des personnels de l’éducation et des salariés. (rennes-infos-autrement.fr)
La mobilisation a également eu des conséquences dans les établissements. Selon un reportage de TVR citant le rectorat, six lycées ont dû fermer leurs portes ce jour-là. La préfecture avait, de son côté, signalé le 12 octobre des actions de blocage dans une dizaine de lycées rennais : cette information concerne la veille et ne constitue pas un bilan des fermetures du 13 octobre. (tvr.bzh)
La suite reste incertaine
Les témoignages recueillis montrent que les jeunes mobilisés ne se sentent pas entendus, mais ils ne permettent pas de savoir combien d’élèves partagent ce sentiment à l’échelle de Rennes ou du département. Aucune prochaine date de mobilisation ni échéance de réponse du gouvernement n’est précisée dans les informations disponibles.
Source : 20Minutes – Actu Rennes
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