À Part-Dieu, la nouvelle Métropole lance sa première expulsion de squat
Femmes seules, familles, nouveaux-nés… 280 personnes occupent actuellement l’immeuble du 25 place de Milan, à Part-Dieu (Lyon 3ᵉ). La Métropole, propriétaire du bâtiment, a engagé une procédure judiciaire pour mettre fin à cette occupation. Ce dossier complexe sur le sans-abrisme représente un défi pour la nouvelle majorité.
Ce matin de mai, Emmanuel et sa femme, âgés de 52 ans, se retrouvent dans une chambre exiguë du squat de Milan. Leur espace est encombré de deux lits et d’affaires personnelles éparpillées. « Ici, la vie est très difficile », confie Emmanuel, décrivant leur quotidien précaire. Le couple, originaire de la République du Congo, a fui la rue pour investir ce bâtiment le 6 mars 2026, profitant de l’absence de résistance de l’ancienne majorité de gauche.
La Métropole de Lyon, désormais dirigée par une nouvelle majorité, a décidé de prendre des mesures pour mettre fin à cette occupation. Ce premier dossier sur le sans-abrisme soulève des questions sur la gestion des situations de précarité dans la métropole.
Au niveau national, la France fait face à une crise du logement exacerbée par la hausse des prix de l’immobilier. Selon l’INSEE, en 2022, près de 300 000 personnes étaient sans domicile fixe en France, un chiffre en constante augmentation.
L’expulsion de ce squat à Part-Dieu pourrait avoir des conséquences directes sur les familles et les individus concernés, mais aussi sur la perception des politiques de logement de la Métropole. La gestion de cette situation sera scrutée de près par les acteurs sociaux et les habitants de la région.
Source : Rue89Lyon


