La préfecture de police a interdit le vendredi 30 octobre les parcours déposés par la CGT et les Gilets jaunes pour la manifestation du lendemain à Paris. Elle leur impose un défilé commun entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, en périphérie. Les syndicats contestent les choix des autorités, tandis que le ministère de l’Intérieur prévoit un important dispositif de sécurité pour les rassemblements annoncés dans le pays.

Un itinéraire commun imposé en périphérie
Les deux parcours déclarés séparément par la CGT et les Gilets jaunes ne pourront pas avoir lieu. Dans son arrêté, la préfecture de police leur demande de converger vers un seul cortège, entre les portes de Bagnolet et de Charenton.
Pour justifier cette décision, les autorités invoquent un contexte social tendu et la nécessité de prévenir les troubles à l’ordre public, tout en préservant la liberté de manifester. Le gouvernement anticipe un risque de débordements qualifié de « très élevé ».
Les syndicats contestent la décision
Jeudi, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la Fage, l’Union étudiante et l’Unef, ont saisi la justice en référé au sujet du parcours parisien. Les organisations souhaitaient que la préfecture publie rapidement un arrêté d’interdiction partielle pour le trajet entre Bastille et Nation, afin de pouvoir le contester devant le tribunal administratif.
L’intersyndicale a expliqué vouloir éviter qu’une décision tardive ne rende impossible un recours, comme elle estime que cela s’est produit lors de la manifestation du 24 octobre. La source ne précise pas l’issue de la procédure engagée jeudi.
70 000 membres des forces de l’ordre prévus
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, prévoit de mobiliser environ 70 000 membres des forces de l’ordre pour les quelque 180 manifestations attendues samedi. Les effectifs annoncés sont équivalents à ceux déployés le 24 octobre.
Des membres du Raid doivent également être mobilisés pour protéger les bâtiments publics considérés comme les plus exposés. Selon le ministre, ils pourront intervenir en cas de besoin urgent et impérieux.
Des témoignages de troubles après l’exposition aux gaz lacrymogènes
Le collectif « Lacrymo de sang » indique avoir recueilli, depuis la mi-octobre, 9 500 témoignages de femmes exposées à des gaz lacrymogènes lors de manifestations et signalant des troubles gynécologiques. Les symptômes rapportés comprennent notamment des douleurs inhabituelles, des saignements et des retards de règles.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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