Une réforme électorale contestée
Lancée en 2025, la révision des listes devait, selon ses objectifs initiaux, retirer les doublons, les personnes décédées et les inscriptions frauduleuses. Des médias indiens font état de 130 millions d’électeurs radiés.
Le Congrès et le CJP accusent les autorités de chercher à exclure des minorités, notamment les musulmans, ainsi que les populations les plus vulnérables, et de favoriser le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti du Premier ministre Narendra Modi. La Commission électorale rejette les accusations d’irrégularités.
Le CJP, ou « Parti du peuple des cafards », a appelé les jeunes à se mobiliser pour obtenir le départ de Kumar. Né sur les réseaux sociaux au printemps, le mouvement avait déjà organisé des rassemblements en juillet autour d’accusations de fraudes aux examens universitaires. La mobilisation de l’époque avait précédé la démission du ministre de l’Éducation, selon DW.
Un important dispositif policier
Plus de 20 000 policiers ont été mobilisés dans la capitale, selon l’agence Press Trust of India. Des journalistes de l’AFP ont constaté la mise en place de barricades autour de Jantar Mantar, lieu habituel de rassemblements à New Delhi.
Les autorités locales ont également ordonné la fermeture de 57 stations de métro du vendredi soir au samedi. Ces mesures interviennent alors que le rassemblement n’a pas reçu d’autorisation.
Le CJP avait affirmé jeudi que des milliers de jeunes avaient été arrêtés préventivement. Saurav Das, présenté comme l’un des responsables du mouvement, a accusé sur les réseaux sociaux la police de Delhi d’agir comme une « milice privée du BJP ». La police n’avait pas répondu à ces accusations au moment de la publication de DW.
Des interpellations rapportées samedi
Dans une dépêche publiée le 10 octobre, l’Associated Press a ensuite rapporté que les autorités avaient arrêté des milliers de manifestants dans la capitale et que plusieurs responsables du mouvement avaient été interpellés avant d’arriver sur les lieux du rassemblement. ([apnews.com](https://apnews.com/article/030b35e23279c75394b7654233c99d6b?utm_source=openai))
La mobilisation du 10 octobre s’inscrit dans un contexte de tensions autour de la révision électorale. Le 20 juillet, une manifestation du CJP contre de présumées fraudes aux examens avait été violemment réprimée. Les affrontements avaient fait au moins 180 blessés, dont deux tiers étaient des policiers selon les forces de l’ordre. Les organisateurs évoquaient, eux, plusieurs centaines de blessés.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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