Deux membres du personnel blessés
Les faits se sont déroulés dans la matinée, vers 9 heures, selon les éléments rapportés. Le collégien aurait pénétré dans l’établissement avec un fusil de chasse de calibre 12 dissimulé dans un étui à guitare.
Au premier étage, il aurait tiré à deux reprises, atteignant le principal dans le bas du corps et l’enseignante à la cuisse. Les deux victimes ont été prises en charge par les secours. L’adolescent se serait ensuite rendu au deuxième étage, où il aurait tiré en direction du sol devant une autre professeure, puis dans une salle de classe occupée, en direction du tableau.
Un membre du personnel est parvenu à le maîtriser alors qu’il redescendait au premier étage. Le jeune a ensuite été interpellé et placé en garde à vue. Une perquisition à son domicile était en cours lundi après-midi, selon les informations communiquées.
Une enquête ouverte, le mobile inconnu
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat ». À ce stade, le mobile n’est pas établi. La procureure adjointe de Marseille, Audrey Jouaneton, a indiqué que plusieurs hypothèses seraient examinées, dont celle du harcèlement, sans qu’aucune conclusion ne soit avancée.
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a précisé à l’AFP que le collège n’était pas concerné par le mouvement lycéen en cours, point également confirmé par le maire d’Aubagne. Dans un message publié sur Facebook, la ville a annoncé l’ouverture d’une cellule de crise. L’association d’aide aux victimes AVAD était présente pour soutenir les témoins, à la demande du parquet.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a condamné les tirs et dénoncé une violence qu’il a qualifiée de « débridée ». Le président de la République a exprimé son soutien aux victimes, aux élèves et aux parents, et salué la réaction de l’équipe éducative.
Des réactions politiques
Plusieurs responsables politiques ont également réagi. Bruno Retailleau a dénoncé la violence de l’attaque et l’a inscrite dans un climat d’impunité, en mettant en cause La France insoumise. Marine Le Pen a exprimé son soutien aux blessés et à la communauté scolaire, tandis que Gabriel Attal a appelé à une réponse ferme de l’État.
Marine Le Pen a aussi rappelé que les tirs sont survenus le 12 octobre, à la veille du troisième anniversaire de l’assassinat de Dominique Bernard, professeur tué à Arras le 13 octobre 2023. L’enquête devra notamment préciser le déroulement exact des faits et les raisons de l’attaque.
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Auteur : leJDD



