Un effort réparti entre trois secteurs
La plus grande part des économies annoncées concernerait l’État, avec 96 milliards d’euros. Parmi cette somme, 56 milliards proviendraient de suppressions d’agences. Bruno Retailleau prévoit aussi 91 milliards d’euros d’économies dans la sphère sociale.
Les collectivités locales seraient appelées à contribuer à hauteur de 10 milliards d’euros. En contrepartie, le candidat promet de leur redonner des marges de manœuvre en supprimant des normes. Il souhaite également recourir à l’intelligence artificielle pour supprimer certains postes de fonctionnaires.
Bruno Retailleau présente cette trajectoire comme un moyen de freiner la dépense publique tout en favorisant la croissance. Il estime que l’endettement fait peser des risques économiques et sociaux sur le pays, qu’il décrit comme confronté à « une poudrière financière et une poudrière sociale ».
Retailleau met en cause ses concurrents
Lors de sa conférence de presse, le sénateur a également critiqué Édouard Philippe et Gabriel Attal, qu’il juge coresponsables de l’endettement accumulé depuis 2017. Il leur a reproché de vouloir désormais résoudre un problème auquel, selon lui, ils ont contribué.
Le candidat LR a notamment avancé que la dette avait augmenté de 1 400 milliards d’euros en dix ans, dont près de 1 000 milliards hors période Covid. Ces chiffres et ses accusations relèvent de ses déclarations lors de la présentation du plan.
Un objectif supérieur à celui annoncé par le RN
Le montant de 197 milliards d’euros dépasse les 140 milliards d’économies annoncés par Marine Le Pen pour 2032. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale avait présenté son propre plan une semaine auparavant. Elle avait alors fixé un objectif de 125 milliards d’euros d’économies d’ici à 2030, porté à 140 milliards deux ans plus tard.
Le programme de Marine Le Pen prévoit notamment une réorganisation des collectivités territoriales, la suppression de la quasi-totalité des agences de l’État et la création d’une allocation sociale unique. Elle propose également de réduire l’aide publique au développement et la contribution française au budget de l’Union européenne, ainsi que de renforcer la lutte contre la fraude. Selon elle, un prélèvement à la source de la TVA pourrait rapporter environ 26 milliards d’euros.
Les deux responsables politiques affichent ainsi des montants et des mesures différents, mais leurs projets accordent une place importante à la réduction des dépenses publiques. Le plan de Bruno Retailleau reste, à ce stade, une trajectoire qu’il entend appliquer s’il est élu.
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Auteur : leJDD



