Xpeng génère six fois plus de revenus avec ses puces qu’avec ses ventes de voitures.
Xpeng gagne six fois plus avec ses puces qu’avec ses voitures
Le constructeur chinois Xpeng a récemment mis en place une équipe dédiée à la commercialisation de son architecture électronique, de ses puces Turing et de ses systèmes d’assistance à la conduite à d’autres marques, au-delà de son partenariat avec Volkswagen. Selon des sources anonymes rapportées par Reuters, ces prestations techniques génèrent une marge brute six fois supérieure à celle de ses véhicules.
Quatre briques à vendre
Xpeng envisage d’élargir son offre de licences avec quatre éléments principaux : son architecture électrique et électronique, ses systèmes d’habitacle, ses puces Turing, et ses logiciels d’assistance à la conduite. Des équipementiers et des éditeurs de logiciels pourraient également devenir de potentiels clients. La marque envisage même d’étendre son offre vers les robotaxis, les robots humanoïdes et ce qu’elle appelle l’IA physique. Suite à cette annonce, l’action de Xpeng a enregistré une hausse d’environ 3 %.
Volkswagen comme vitrine
Pour renforcer sa crédibilité, Xpeng bénéficie d’un investissement de 700 millions de dollars de Volkswagen, qui détient désormais 4,99 % de son capital. Les deux entreprises ont co-développé l’architecture électronique CEA, utilisée dans la gamme ID. Unyx, commercialisée en Chine. Le SUV ID. Unyx 08, intégrant les puces Turing et les systèmes de conduite intelligente de Xpeng, a été mis en production seulement deux ans après la signature de l’accord. Ce délai est particulièrement court dans une industrie où le développement habituel prend environ quatre ans.
Mais pourquoi faire ça ?
Les revenus automobiles de Xpeng ont stagné, avec une augmentation d’à peine 1 % sur un an au deuxième trimestre 2026, et une marge brute tombée à 12,1 %. En revanche, les services ont connu une croissance de près de 94 %, atteignant 2,7 milliards de yuans (environ 340 millions d’euros), avec une marge brute de 75,1 %. La majorité de ces revenus provient des factures adressées à Volkswagen. Malgré une perte nette de 1,3 milliard de yuans pour le trimestre, Xpeng semble avoir trouvé un créneau lucratif. Cette stratégie rappelle celle de Huawei, devenu fournisseur de technologies pour plusieurs marques automobiles en Chine.
On en dit quoi ?
Bien que l’idée de vendre sa technologie semble séduisante, elle comporte des défis. Des entreprises comme Lucid et Tesla ont tenté des approches similaires sans garantir leur rentabilité. Cependant, Xpeng se distingue en ayant déjà un client payant, ce qui pourrait lui donner un avantage sur le marché.
Source : Reuters
