Dividendes en France : l’industrie traditionnelle domine le classement des champions.
En France, les champions du dividende restent issus de l’industrie traditionnelle
Malgré la situation économique difficile, les groupes français cotés en bourse ont généré suffisamment de profits pour convaincre les investisseurs d’acheter leurs actions sur le marché, et la redistribution des dividendes est au rendez-vous. Une tendance confirmée au deuxième trimestre 2026.
Publié le 17/09/2026 à 08:04
Nos entreprises ont redistribué à leurs actionnaires 61 milliards d’euros de récompense financière sur le seul deuxième trimestre (entre avril et juin). C’est ce qui ressort de la dernière enquête publiée par le cabinet spécialisé Janus Henderson en cette mi-septembre. Le laboratoire pharmaceutique Sanofi, l’asur AXA et le groupe Bolloré sont parmi les champions de la redistribution de dividendes. Sanofi a été le plus généreux au deuxième trimestre avec environ cinq milliards d’euros reversés à ses actionnaires. AXA arrive en deuxième position avec 4,9 milliards d’euros, tandis que Bolloré se classe troisième avec 4,2 milliards d’euros.
Si l’on compare la France avec ses voisins européens, elle passe devant l’Allemagne. En effet, les entreprises françaises ont versé 61 milliards d’euros de dividendes entre avril et juin, contre 41 milliards d’euros pour les entreprises allemandes. À titre de comparaison, la Chine a distribué 54 milliards d’euros de dividendes, tandis que le Japon a atteint 46 milliards d’euros.
L’hexagone se distingue par l’origine des entreprises qui redistribuent le plus de dividendes. Sanofi et Bolloré, par exemple, évoluent dans l’industrie traditionnelle. En revanche, à l’échelle mondiale, les chiffres montrent que le secteur financier, notamment les groupes bancaires, domine la redistribution des dividendes.
À l’échelle mondiale, les banques restent les plus rémunératrices pour les actionnaires, avec près de 210 milliards d’euros reversés en dividendes au deuxième trimestre, suivies par les entreprises technologiques, notamment celles spécialisées dans l’intelligence artificielle.
Source : Janus Henderson.
