En Corée du Sud, l’intérêt croissant des étudiants pour la philosophie lié à l’émergence de l’IA.
En Corée du Sud, l’émergence de l’IA fait bondir l’intérêt des étudiants pour la philosophie
En septembre 2026, alors que les universités sud-coréennes se préparent pour les inscriptions anticipées de l’enseignement supérieur, une tendance marquante émerge : la demande pour les cours de philosophie connaît une forte augmentation. À la Séoul National University, le ratio est de 15 candidats par place disponible cette année, contre 10 en 2020. À la Korea University, la philosophie se classe désormais troisième parmi les filières les plus demandées en sciences sociales, surpassant même les études en économie.
Les spécialistes de la Jongro Academy, qui analysent ces statistiques, attribuent cet engouement à la montée de l’intelligence artificielle. Les lycéens semblent convaincus que l’IA les dépassera en matière de connaissances classiques et de compétences techniques de base. Ils se dirigent donc vers des disciplines où les machines ne peuvent pas encore rivaliser, comme la philosophie, qui favorise la pensée critique et la réflexion éthique.
De plus, certains élèves choisissent la philosophie pour des raisons stratégiques, car elle peut leur rapporter des points supplémentaires dans certains concours, notamment pour accéder à la fonction publique. Cette filière est perçue comme rassurante en période d’incertitude technologique.
Parallèlement, une autre tendance se dessine : une chute des orientations vers les départements de langues étrangères. Cette évolution est également observée en Chine, où les jeunes craignent que l’IA ne remplace les emplois liés à la traduction et à l’interprétation, rendant ainsi difficile une carrière dans ce domaine.
Source : Radio France.
