Fibre Excellence déverse 400 000 litres d’eaux contaminées dans le Rhône
Fibre Excellence : 400 000 litres d’eaux contaminées déversés dans le Rhône
Le producteur de pâte à papier Fibre Excellence est au cœur d’une controverse après que des allégations de déversement d’eaux contaminées dans le Rhône aient été portées à la lumière. Selon le délégué CGT de l’usine de Tarascon, « 400 000 litres d’eau contaminée » auraient été déversés directement dans le fleuve entre le 3 et le 6 septembre. Ces affirmations ont été rapportées par le quotidien La Marseillaise.
Le syndicaliste a souligné que les données techniques du site indiquent clairement que de l’eau non traitée est rejetée dans le Rhône. Cette situation suscite l’impatience des mandataires judiciaires, qui contestent l’arrêté de réquisition du préfet de région, destiné à garantir la mise en sécurité du site classé Seveso. L’affaire est actuellement portée devant le tribunal administratif de Marseille.
Contexte factuel
La papeterie de Tarascon, en liquidation judiciaire, est accusée d’être abandonnée par l’État, ce qui pourrait entraîner une « catastrophe environnementale » pour le Rhône. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé des inquiétudes quant à la gestion du site, appelant l’État à le mettre sous protection.
Fibre Excellence est également impliqué dans la production d’électricité à partir de bois, avec des sites à Saint-Gaudens et Tarascon, totalisant près de 700 emplois directs et 10 000 emplois indirects, selon la CGT. L’entreprise est sous redressement judiciaire depuis avril 2026 et fait face à des tensions syndicales et à des discussions sur une éventuelle reprise par Matthieu Pigasse.
Données ou statistiques
Aucune statistique officielle récente n’a été intégrée dans cet article en raison de l’absence de données pertinentes.
Conséquence directe
La situation actuelle pourrait avoir des implications significatives sur l’environnement local ainsi que sur l’emploi, en raison de la menace potentielle de fermeture du site et de la gestion des eaux usées.
Source : La Marseillaise
