Feux de forêts : 5 stratégies pour les collectivités face aux conséquences environnementales
Adapter la planification forestière aux conséquences du changement climatique
Le changement climatique intensifie et étend le risque d’incendie, qui pourrait toucher jusqu’à 50 % du territoire français d’ici 2050. Si 9 feux sur 10 sont d’origine humaine, cette situation nécessite une adaptation urgente des stratégies de gestion forestière.
La politique forestière de la forêt privée et publique
Le Programme national de la forêt et du bois, qui définit les orientations pour la gestion forestière, recommande un développement de la sylviculture mélangée à couvert continu et la gestion de 10 % du territoire national en libre évolution. Ces mes visent à répondre aux objectifs de la Stratégie nationale biodiversité 2030.
Les stratégies dans les aires protégées
Dans les zones Natura 2000, l’adaptation des documents de gestion est essentielle pour tenir compte des risques croissants. Les gestionnaires doivent disposer de ressources financières et humaines supplémentaires pour actualiser ces plans.
Financer aujourd’hui pour récolter demain
Les feux de forêt de 2026 ont généré des fonds significatifs, notamment pour la forêt de Fontainebleau, dépassant un million d’euros. Toutefois, ces contributions ne suffisent pas à garantir la restauration durable des forêts sinistrées.
Les bénéfices de la protection de l’environnement
Investir dans l’adaptation est urgent. En septembre 2026, l’ONU a estimé que chaque dollar investi dans la lutte contre la pollution de l’air et le changement climatique pourrait générer jusqu’à 15 dollars de bénéfices. Cela s’applique également à la préservation de la biodiversité, où chaque euro investi pourrait rapporter 8 euros.
Des dispositifs à suivre
Le fonds Nature Impact, initié par le WWF, illustre des approches efficaces pour financer des projets de biodiversité. La restauration des forêts doit devenir une priorité pour l’État, nécessitant un financement adéquat.
Le rôle de l’État
Un rapport de 2025 a étudié la mise en place d’un dispositif public de paiement pour services environnementaux forestiers, visant à encourager des pratiques favorables à la biodiversité et à la régulation de l’eau.
Permettre aux citoyen·nes et aux collectivités d’agir
Les événements récents ont révélé une forte volonté citoyenne d’assistance. Cependant, cette solidarité doit être organisée pour éviter une surcharge des services de secours. Des dispositifs comme les comités communaux feux de forêts et les réserves communales de sécurité civile peuvent aider à structurer cette aide.
Source : CNRS, WWF, ONU.
