Pourquoi les châtiments corporels sur les enfants, jadis considérés comme légitimes, sont devenus indéfendables

Pourquoi les châtiments corporels sur les enfants sont devenus indéfendables

Les châtiments corporels, jadis considérés comme une méthode d’éducation légitime, sont aujourd’hui largement condamnés. Cette évolution s’inscrit dans un débat plus large sur la parentalité et les méthodes éducatives, où des approches comme le « time out » divisent les éducateurs et les psychologues. Certains y voient une réponse à la « tyrannie des enfants rois », tandis que d’autres dénoncent la brutalité inhérente à la domination adulte.

Dans son ouvrage Pour les enfants. Éduquer dans la dignité, éduquer à la liberté, le philosophe Pierre Vesperini critique ce qu’il appelle une « méthode de dressage », qui mène à des enfants « policés et suradaptés ». Selon lui, cette dynamique est renforcée par un culte de l’obéissance qui caractérise les relations parent-enfant en France.

Le terme « infantisme » a émergé dans les années 1970 pour désigner une forme d’autoritarisme parental. La philosophe Elisabeth Young-Bruehl l’a défini comme un préjugé qui suppose que les enfants appartiennent aux adultes. Des spécialistes, comme la pédopsychiatre Laelia Benoit, reconnaissent l’asymétrie naturelle entre enfants et adultes, mais critiquent l’imposition d’un arbitraire adulte sur les jeunes.

Ces réflexions s’accompagnent d’une prise de conscience croissante concernant les effets néfastes des châtiments corporels sur le développement des enfants, tant sur le plan psychologique que social. Les approches alternatives, axées sur la communication et la compréhension, gagnent ainsi en popularité dans les cercles éducatifs.

Source : Le Monde.

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